J’ai appris avec stupéfaction le dépôt d’un amendement selon lequel il est envisagé de créer deux nouvelles taxes pour financer le futur Train Réunion Express. Ces taxes représenteraient jusqu’à 60 millions d’euros de recettes par an, payés par les Réunionnais à travers une taxe spéciale d’équipement qui toucherait les propriétaires et la classe moyenne, celle qui est déjà exsangue, prise dans les tenailles d’un pouvoir d’achat qui diminue face à l’augmentation des taxes, d’une part, et à des revenus qui ne progressent pas, d’autre part. (Photo d'illustration : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
Comment peut-on imaginer augmenter les contributions des Réunionnais à travers une nouvelle taxe, tant la situation économique des familles réunionnaises est alarmante ?
De plus, l’autre taxe consiste à augmenter de près de 200 % la taxe de séjour qui concerne l’activité touristique.
C’est là encore une double peine pour les Réunionnais. Je rappelle qu’en 2023, 1,23 million de touristes étaient des touristes réunionnais, qui vont passer un week-end dans les Hauts, deux ou trois jours sur le littoral, qui font vivre les hôtels, les gîtes et soutiennent une grande partie de l’activité touristique de l’île.
Face aux 556.000 touristes extérieurs, force est de constater que ce sont les Réunionnais, une fois encore, qui font vivre le tourisme à La Réunion et qui, par conséquent,seront eux aussi soumis à cette augmentation de la taxe de séjour.
- On se trompe de cible ! -
Au lieu de chercher à créer des taxes supplémentaires pour les Réunionnais, demandons au gouvernement de prendre sa part. Si l’actuel gouvernement semble se satisfaire que nos parlementaires proposent de taxer davantage les Réunionnais, je rappelle que l’année prochaine, en 2027, auront lieu de nouvelles élections présidentielles, qui seront suivies de nouvelles élections législatives et, par conséquent, de la mise en place d’un nouveau gouvernement.
J’appelle nos parlementaires à faire bloc, et à parler d’une seule voix pour demander à ce prochain gouvernemen tqu’il participe à l’effort financier au nom de la continuité territoriale des outre-mer, au lieu de se rabattre sur la solution de facilité : taxer à nouveau les Réunionnais.
Vincent Rivière
