En menaçant de mort les journalistes de Mediapart qui ont dévoilé, preuves à l'appui, les propos antisémites nauséabonds de Jordan Bardella, Marine Le Pen a clairement mis une cible dans le dos des journalistes qui font simplement leur travail. "C’est à Mediapart qu’il va falloir dire d’enfiler son costard en kevlar parce qu’il y aura évidemment une réponse à la manière dont ils se comportent." (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
Le kevlar étant la matière avec laquelle sont faits les gilets pare-balles, la menace est explicite et caractérisée. Menace d'autant plus grave qu'elle peut inspirer des passages à l'acte comme le cas récent du rugbyman Aramburú, assassiné en plein Paris par un militant d'extrême-droite. Dans ce contexte ces menaces font vraiment froid dans le dos. Voilà un aperçu de ce qui attend la France si l'extrême-droite arrive au pouvoir.
Nous apportons notre soutien plein et entier aux journalistes de Mediapart visés par ces menaces scandaleuses. Chacun doit prendre conscience que l'extrême-droite n'a pas changé et qu'elle représente un danger mortel pour la liberté d'expression et la République. Nous espérons que la réponse de la justice, de la profession et de la société sera à la hauteur de la gravité des menaces proférées par une candidate aux abois, condamnée par la justice en attente d'un bracelet électronique, qui renoue avec ce qu'a toujours été l'extrême-droite : raciste, antisémite, xénophobe, violente. Après la "normalisation", c'est le retour à la normale pour la famille Le Pen.
Perceval Gaillard
Jean-Hugues Ratenon
Députés LFI-NFP de La Réunion
