Tribune libre de Jean-Claude Comorassamy

Une grande Nation n'abandonne ni ses aînés, ni ses malades !

  • Publié le 26 août 2026 à 15:38
  • Actualisé le 26 août 2026 à 15:40
Jean Claude Comorassamy

Derrière les slogans, les poignées de main de circonstance et les petits fours, le gouffre continue de se creuser entre les ambitions individuelles des candidats à la présidentielle et les urgences quotidiennes de la population réunionnaise (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)

L'emploi, la précarité, la santé et les hôpitaux dont la psychiatrie, la politique du grand âge, l'école, la violence, les narcotrafics, les retraites, la corruption, le réchauffement climatique et ses conséquences, les problématiques agricoles, le manque de logement... demeurent le cadet des soucis de nos futurs dirigeants.

Pendant que les beaux discours s'enchaînent devant les caméras, le gouvernement s'attaque directement à nos conquêtes sociales, d'un côté en pénalisant nos pensions de retraites, de l'autre en orchestrant la hausse des franchises médicales dès le mois d'octobre dans le plus grand silence de nos parlementaires.

​À titre personnel, après quarante-neuf ans de cotisations à la Sécurité Sociale, de l'usine sucrière de Stella aux murs de l'hôpital psychiatrique (1970 à 2019), j'ai honoré sans faille ma part du contrat social. En retour, la promesse de la Nation était pourtant claire, le droit fondamental à une retraite guidée par la dignité et la sérénité, comme pour des millions de retraités. À présent avec " 2 000 euros" de pension par mois nous sommes classés parmi les retraités " aisés " à taxer ! Mais, quelle est la part d'effort demandée aux ultras-riches ?

Par conséquent, l’annonce du gel des pensions, combinée à l'augmentation dramatique du reste à charge médical et au déremboursement des soins dentaires...sonne comme une véritable trahison envers les plus fragiles. Faire porter le poids du déficit public sur les épaules des retraités ne relève pas de la simple gestion comptable. C'est une attaque directe contre le pouvoir d'achat et le droit de se soigner décemment, particulièrement sur une île déjà frappée par la vie chère et la pauvreté.

​- Une déconnexion face à une réalité ignorée -

​La retraite par répartition et la protection sociale ne sont pas des variables d'ajustement budgétaire. Elles constituent un bien légitime d'une vie entière de labeur. Une grande Nation s'honore en protégeant ses aînés et ses malades, non en les précarisant au nom d'impératifs économiques.

​Face à la déconnexion entre les ambitions politiques et l'asphyxie du quotidien, lançons un appel solennel à nos parlementaires et au gouvernement, ne faites pas des retraités les sacrifiés de vos arbitrages ou les boucs-émissaires !

Conclusion, aux côtés de l'ensemble des citoyens qui refusent cette injustice, exigeons le maintien de l'indexation intégrale des pensions sur l'inflation et l'abandon de l'augmentation des franchises médicales. Ce sont là les conditions sine qua non du "bien-vieillir" et du "bien se soigner" à La Réunion.

Jean-Claude Comorassamy

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1 Commentaires
Jean Marie
Jean Marie
1 heure

Nou lé devni in sitron pressé ! Arèt sou plé. Rod largen osa nana. Banb gro mi mang lo pti...nout biletin sora la lané prochin. Vien a zot roul anou kari sou dri...nou pa oublié a zot !