Plus de 7 000 personnes dĂ©chainĂ©es ont assistĂ© au concert de Tiken Jah Fakoly Ă la Ravine ce dimanche soir 7 aoĂ»t 2005. De toute la force de son reggae le chanteur rebelle a demandĂ© aux dictateurs africains de quitter le pouvoir aux puissances coloniales d'arrĂȘter de piller le continent africains. Il a aussi demandĂ© aux RĂ©unionnais d'aider l'Afrique Ă ĂȘtre libre. Le Sakifo a eu la clĂŽture en beautĂ© qu'il mĂ©ritait
"L'Afrique a dĂ©cidĂ© de ne plus pleurer mais de parler" et Tiken Jah Fakoly est sans doute l'un des meilleurs porte-parole que le continent africain pouvait espĂ©rer. Le public ne s'y est pas trompĂ©. Ils ont Ă©tĂ© plus de 7 000 - la plus importante affluence tout le festival -, au rendez-vous que le chanteur Ivoirien leur avait fixĂ©. Certains sont venus avec des drapeaux rastafari, beaucoup avaient des dreadlocks, ils avaient entre 10 et 70 ans, tous ou presque ont chantĂ©, dansĂ© et scandĂ© que l'Afrique devait ĂȘtre libre. "Car aprĂšs 400 ans d'esclavage, des annĂ©es de travaux forcĂ©s, des millions d'euros volĂ©s par la "Franceafrique", les Africains ne doivent plus rien" a lancĂ© le chanteur qui vit en exil au Mali depuis trois ans.Bondissant et occupant toute la scĂšne, il a aussi rendu hommage aux grands leaders des indĂ©pendances africaines finalement assassinĂ© par les puissances coloniales "ou par des Africains Ă leur solde". Tiken Jah Fakoly a ainsi dĂ©diĂ© ses chansons Ă Thomas Sankara et Patrice Lumumba notamment "Ă qui nous devons le peu de libertĂ© que nous avons en Afrique" disait l'artiste rebelle.
La seconde édition du Sakifo ne pouvait espérer de meilleur rideau.






