Une agression datant de 2017 est arrivée devant le tribunal ce mardi 25 novembre 2025, après une enquête très chaotique et des versions contradictoires de part et d’autre. Pour un motif futile, la victime a été tabassée. L'un des quatre agresseurs condamné avait défrayé la chronique il y a quelques années. Le début d'une lente descente aux enfers (Photo rb/www.imazpress.com)
Les faits remontent au 7 avril 2017, à Saint-André. La victime explique avoir refusé de donner une cigarette à des habitués d’un bar du centre-ville. Une altercation éclate dans l’établissement. En sortant pour rejoindre sa voiture, il est, selon lui, extrait de force du véhicule et roué de coups par quatre individus : Cédric B., 34 ans, Brandon C., 30 ans, Chrisna G.S., 50 ans et Cédric G.S., cousin de Brandon, la cinquantaine également.
Il dépose plainte le lendemain. Mais l’enquête prend un retard considérable : auditions tardives, piste non exploitée, contradictions non levées. En septembre 2018, excédé, le plaignant se rend lui-même au commissariat pour donner les noms des agresseurs. Une semaine plus tard, il affirme avoir été de nouveau agressé.
- Un dossier embrouillé pendant des années -
Ce n’est qu’en 2022 qu’un tapissage photographique est réalisé alors qu'un nouveau service d'enquête prend le relais : la victime reconnaît Brandon C. ainsi que Cédric B. et Cédric G.S. Quant à Chrisna G.S., il est désigné par son propre fils et par Cédric B.
Lors de ses auditions en 2021, alors qu’il est incarcéré dans l’affaire Eliana, Cédric B. admet avoir participé à la scène. Il décrit une bagarre impliquant quatre personnes, évoque un pied-de-biche que la victime aurait brandi, reconnaît avoir porté le dernier coup au visage et même avoir volé un téléphone, quelques pièces de monnaie et une plaque de tabac chimique.
À la barre, entendu en visioconférence depuis la métropole où il purge une longue peine, il maintient qu’ils étaient quatre – dont Chrisna et Brandon – mais ne reconnaît pas le quatrième individu. Brandon C. admet simplement avoir demandé la cigarette à l’origine de l’altercation. Chrisna G.S. et Cédric G.S. nient toute participation : "C’est mon dernier mot", insiste ce dernier.
- Une agression gratuite sur fond de versions incohérentes -
Pour le procureur, malgré huit ans de décalage, "le motif semble futile, l’agression gratuite". Les versions ont varié, les auditions ont été tardives, et la procédure elle-même est jugée "incompréhensible" par le président du tribunal suivi par la défense. Mais des points demeurent constants : la victime tabassée, 7 jours d’ITT. la voiture abîmée, les objets volés, et des reconnaissances croisées.
Le parquet requiert des peines limitées, tenant compte du temps écoulé et des failles de l’enquête : six mois de sursis pour trois prévenus et six mois de sursis probatoire pour Cédric G.S., en récidive.
Chaque avocat s’efforce de minimiser la participation de son client, rappelant l’ancienneté des faits, la mauvaise gestion du dossier et les vies désormais stabilisées de certains mis en cause.
Le tribunal rend finalement des peines revues à la baisse allant de 2 à 4 mois avec sursis simple sauf pour Cédric G.S., considéré comme étant en récidive, 4 mois avec sursis probatoire
Huit ans après les faits, une page judiciaire se tourne, sans que cette procédure, chaotique du début à la fin, n’ait vraiment permis d’éclaircir les responsabilités de chacun.
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Pour une fois Vira n'est pour rien.