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Saint-André : ivre à 2,70 g/l, il menace les policiers avec un couteau et écope de huit mois ferme

  • Publié le 27 novembre 2025 à 15:25
  • Actualisé le 28 novembre 2025 à 05:05
palais de justice photo verticale

Idriss C., 30 ans, a été jugé en comparution immédiate ce mercredi 27 novembre pour des violences et des menaces commises trois jours plus tôt, le 23 novembre 2025 à Saint-André. Très alcoolisé, il avait menacé les policiers avec un couteau lors d’une intervention pour différend familial. Déjà sous sursis probatoire, il a été condamné à huit mois de prison ferme, avec maintien en détention (photo Sly/www.imazpress.com)

Lorsque les policiers arrivent sur place, ils trouvent Idriss C. en état d’ivresse manifeste : 2,70 g/l d’alcool dans le sang. Ce grand homme musclé et barbuest armé d’un couteau. Les fonctionnaires lui ordonnent de lâcher l’arme mais il s'avance vers eux menacant. Il finit par obtempérer, mais seulement après avoir été mis en joue. Sa sœur et son beau-frère porteront plainte pour violences, tout comme les policiers pris pour cible.

À la barre du tribunal correctionnel de Saint-Denis, le prévenu explique qu’il « n’a pas lâché le couteau tout de suite » à cause de l’alcool, mais assure qu’il n’avait aucune intention de blesser qui que ce soit. « Je ne sais pas réellement ce qu’il m’a pris », dit-il, évoquant un cubitainer de cinq litres de vin partagé avec d’autres dans l'après-midi alors qu'il sait les ravages de l'alcool sur sa personnalité schizophrène, selon ses dires.

Les policiers, eux, décrivent une scène beaucoup plus inquiétante : Idriss C. aurait avancé vers eux en les insultant et en tenant le couteau. Lorsqu’ils tentent de l’interpeller, il se débat violemment et donne des coups de pied dans toutes les directions.

- Un prévenu sous sursis probatoire et au casier chargé -

Le tribunal rappelle que l’homme était sous sursis probatoire lors des faits, avec plusieurs inscriptions à son casier. Le prévenu insiste lorsqu'il indique souffrir de schizophrénie et être hébergé chez sa mère ou chez sa compagne à Saint-André.

La procureure souligne que l’alcool, loin d’atténuer la responsabilité, constitue ici une circonstance aggravante. Elle estime que les mesures déjà proposées à Idriss C. lors de ses précédentes condamnations n’ont eu aucun effet. Elle requiert donc huit mois de prison ferme, avec maintien en détention.

La défense demande une peine adaptée à la personnalité de son client et invite le tribunal à prendre en compte sa fragilité psychique. Le tribunal n’a pas suivi ces demandes et condamne Idriss C. à huit mois de prison ferme, assortis d’un maintien immédiat en détention.

is/www.imazpress.com/redac@ipreunion.com

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