La Française Aurore Gros-Coissy, incarcĂ©rĂ©e depuis 2011 Ă Maurice, a quittĂ©, ce mercredi 25 novembre 2015, sa prison aprĂšs la cassation par la Cour suprĂȘme de sa condamnation Ă 20 ans de prison pour trafic de drogue prononcĂ©e en janvier 2015. AgĂ©e de 27 ans, elle avait Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e le 19 aoĂ»t 2011 Ă l'aĂ©roport de Port-Louis aprĂšs la dĂ©couverte dans ses valises de 1 680 comprimĂ©s de Subutex. Ce substitut Ă l'hĂ©roĂŻne vendu sous ordonnance en France mais strictement interdit Ă Maurice, oĂč il est le stupĂ©fiant le plus consommĂ©. La jeune femme a toujours clamĂ© son innocence affirmant avoir Ă©tĂ© piĂ©gĂ© par son ex petit ami
"L'apprĂ©ciation du juge (de premiĂšre instance) est si gravement faussĂ©e que ses conclusions doivent ĂȘtre Ă©cartĂ©es", ont estimĂ© Ă l'unanimitĂ© les trois magistrats de la Cour suprĂȘme, dans une dĂ©claration lue Ă l'audience, souligne leparisien.fr. "Sa condamnation est injuste", ont-il estimĂ© en l'absence de l'accusĂ©e. "Je m'y attendais, j'avais confiance en la justice mauricienne", a pour sa part affirmĂ© SĂ©line Gros-Coissy, la mĂšre d'Aurore, prĂ©sente Ă l'audience. La famille d'Aurore Gros-Coissy avait dĂ©noncĂ© une "mascarade de procĂšs" lors de sa condamnation.
Aurore Gros-Coissy a toujours clamĂ© son innocence, affirmant que les comprimĂ©s avaient Ă©tĂ© placĂ©s lĂ par son ex-petit ami mauricien dont la mĂšre, Giantee Ramchurn, coaccusĂ©e de la Française, a Ă©tĂ© condamnĂ©e Ă la mĂȘme peine. Elle n'avait pas fait appel.
"Je suis trÚs émue. Je remercie tous ceux qui m'ont soutenue", a déclaré Aurore Gros-Coissy à sa sortie de la prison des femmes, située à Rose Hill, à une quinzaine de kilomÚtres au sud de Port Louis. Elle doit encore accomplir diverses démarches administratives, notamment récupérer son passeport auprÚs de la police, pour compléter le processus de libération, indique l'AFP.
La jeune femme de 27 ans, originaire du village de Saint-Romain-de-Popey (RhĂŽne), a quittĂ© en dĂ©but d'aprĂšs-midi la prison des femmes, situĂ©e Ă Rose Hill, Ă une quinzaine de kilomĂštres au sud de Port Louis. "Je suis trĂšs Ă©mue. Je remercie tous ceux qui m'ont soutenue", a-t-elle dĂ©clarĂ© Ă sa sortie. L'ex-dĂ©tenue, vĂȘtue d'une robe noire, s'est ensuite rendue Ă Port-Louis, escortĂ©e de policiers, pour y accomplir quelques dĂ©marches administratives permettant de complĂ©ter le processus de libĂ©ration et pour y rĂ©cupĂ©rer son passeport.
Un de ses avocats, Rama Valayden, a indiquĂ© qu'elle allait Ă©galement demander un visa afin de passer quelques jours de vacances Ă Maurice avant de regagner la France, Ă une date qui n'a pas Ă©tĂ© prĂ©cisĂ©e. "Je suis satisfait que la Cour suprĂȘme ait cassĂ© le jugement de la cour d'assises", a-t-il commentĂ©. Mais "l'affaire ne s'arrĂȘte pas lĂ ", a-t-il ajoutĂ©, annonçant son intention de dĂ©poser plainte en France "contre ceux dont les noms ont Ă©tĂ© citĂ©s durant le procĂšs". "Ce sera une façon de mener la lutte contre le trafic de Subutex et d'informer les Français des piĂšges dans lesquelles ils peuvent tomber", a expliquĂ© l'avocat citĂ© par lemonde.fr.
Au moins trois autres Français et Françaises, condamnĂ©s Ă des peines allant de 15 Ă 18 ans de prison, sont actuellement incarcĂ©rĂ©s Ă Maurice pour leur implication dans des trafics prĂ©sumĂ©s de Subutex. Ce mĂ©dicament est un substitut Ă l'hĂ©roĂŻne vendu sous ordonnance en France mais strictement interdit Ă Maurice, oĂč il est le stupĂ©fiant le plus consommĂ©.
