Ce mardi 17 mars 2026, le tribunal correctionnel de Saint-Denis a rendu son jugement dans une affaire de trafic de stupéfiants entre Marseille et La Réunion. Le principal mis en cause a été condamné à 4 ans de prison dont deux avec sursis. Un autre homme est condamné à trois ans de prison dont deux avec sursis. Tous deux doivent payer une amende solidaire de 25.580 euros. La compagne d'un des protagoniste est condamnée à 1 an de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende. Enfin, un homme de 35 ans écope de 4 mois de prison avec sursis (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
Le 20 mars 2024, les douaniers du centre de tri de l'aéroport de Roissy interceptent un colis en provenance de Marseille et à destination de Saint-Gilles à La Réunion.
À l'intérieur, il y a 557 grammes de cocaïne pour une valeur marchande de plus de 25.000 euros. Les douaniers parisiens décident de laisser passer le colis et de contacter leurs homologues réunionnais.
Plusieurs personnes sont placées sur écoutes. Les interceptions téléphoniques révèlent alors certaines transactions suspectes entre différents protagonistes, principalement sur des achats et des réparations de voitures d'occasion.
- Quatre personnes interpellées pour trafic -
Le 26 novembre 2024, les enquêteurs de la gendarmerie interpellent les principaux protagonistes de ce trafic, deux hommes âgés respectivement de 30 ans, et 29 ans, la compagne de ce dernier âgée de 25 ans et un autre homme de 35 ans. Ils sont placés en garde à vue.
Une société de location et de revente de véhicules d'occasion, créée quelques mois auparavant par deux des prévenus est aussi mise en cause en tant que personne morale pour des infractions au code du travail. Selon les enquêteurs, cette entreprise servait à blanchir de l'argent.
- Le principal mis en cause reconnait les faits mais les minimise -
Pour l'accusation, le mis en cause organise un trafic de cocaïne depuis Marseille en direction de La Réunion, et, à l'aide de sa société de location et de revente de véhicules d'occasion, pouvait blanchir les liquidités de son trafic. On apprend ainsi que tous les véhicules achetés ont tous été payés en cash, et que les travaux de mécanique qu'il confiait au garage "marron" d'un autre prévenu l'étaient aussi.
Interrogé par le président Dufourd le jeune trentenaire reconnait les faits, mais en les minimisant. Tous les autres prévenus feront la même chose.
La vice-procureure requiert 3 ans d'emprisonnement, dont un avec sursis avec obligation de soins, de travail et de payer l'amende à hauteur de plus de 25.000 euros ainsi qu'une interdiction de gérer, avec un mandat de dépôt différé à l'encontre du principal mis en cause.
Même demande de mandat de dépôt différé avec deux ans ferme et solidaire de l'amende pour un autre mise en cause. Pour les autres, prévenus, la magistrate du parquet requiert des sanctions allant de peines de prison avec sursis avec ou sans amende.
Les différents avocats de la défense plaident soit la relaxe, soit une sanction plus clémente, avec une amende amoindrie, voire totalement assortie du sursis et surtout sans mandat de dépôt.
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