[Photos-Vidéo] Un pétrolier suspecté d'arborer un faux pavillon et de transport illicite de carburants intercepté au large de La Réunion

  • Publié le 13 octobre 2026 à 06:34
Un pétrolier suspecté d'arborer un faux pavillon et de transport illicite de carburants intercepté au large de La Réunion

Ce lundi 12 octobre 2026, des moyens de la Marine nationale sont intervenus au matin, en haute mer, à près de 500 nautiques au sud de l'île de La Réunion, sur un pétrolier suspecté d'arborer un faux pavillon (une fausse nationalité) et impliqué dans des "activités illicites de transport de carburants", annonce Emmanuel Macron. Un signalement a alors été fait à la procureure de la République de Saint-Denis. Il est actuellement escorté par la Marine nationale vers un point de mouillage au large de l'île pour la poursuite des vérifications (Photos : Armée française)

"Après la montée à bord de l'équipe de visite, l'examen des documents a confirmé les doutes quant à l'irrégularité du pavillon arboré", indique la préfecture de La Réunion, dont l'opération a été menée "sur la base de l'article 110 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, cette opération visait à vérifier la nationalité de ce navire.

Un signalement a alors été fait à la procureure de la République de Saint-Denis, compétente au titre du tribunal maritime.

Ce pétrolier, qui bat pavillon béninois, figure sur la liste de l'UE des navires placés sous sanctions et est soupçonné d'appartenir à la flotte fantôme russe depuis le 25 juin 2024 alors qu'il s'appelait Kaliningrad" affirme l'état-major des armées françaises.

- Un pétrolier béninois escorté vers La Réunion -

Conformément au droit international et sur demande de la procureure de la République, le navire a été dérouté.

Il est actuellement escorté par des moyens de la Marine nationale vers un point de mouillage au large de La Réunion pour la poursuite des vérifications.

L'équipage du pétrolier, composé de 21 marins de plusieurs nationalités, est resté à bord, sous la surveillance de militaires français.

Pour rappel, le terme "flotte fantôme" renvoie aux navires utilisés par la Russie pour exporter ses hydrocarbures, malgré les sanctions britanniques, américaines et européennes. Pour ce faire, ils changent parfois de nom ou de pavillon pour déjouer les contrôles.

Plus de 700 navires sont actuellement inscrits sur la liste des sanctions européennes.

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