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Étape "indispensable" et symbolique pour un candidat Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle

A Alger, Macron en visite aussi symbolique que stratégique

  • PubliĂ© le 14 fĂ©vrier 2017 Ă  00:23
Le candidat à la présidentielle française Emmanuel Macron à Alger, en Algérie, le 13 février 2017

Emmanuel Macron a accompli une Ă©tape "indispensable" et symbolique pour un candidat Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle française en entamant lundi une visite en AlgĂ©rie, avec une sĂ©rie d'entretiens ministĂ©riels oĂč il a Ă©voquĂ© "le poids du passĂ©" et les promesses de partenariats d'avenir.

C'Ă©tait en quelque sorte tapis rouge pour l'ancien ministre de l'Economie, venu Ă  Alger pour Ă©toffer sa stature internationale et marquer davantage son intĂ©rĂȘt pour le bassin mĂ©diterranĂ©en aprĂšs des visites en Tunisie et au Liban. M. Macron a Ă©tĂ© reçu avec les honneurs, Ă  l'image de son cortĂšge de voitures officielles guidĂ©es par des gyrophares qui a serpentĂ© Ă  grande vitesse dans les rues encombrĂ©es d'Alger.

Il a passé deux longues heures d'entretien avec le Premier ministre Abdelmalek Sellal et le ministre de l'Industrie et des Mines Abdessalem Bouchouareb, qui ont largement débordé du programme initial.

Ces deux personnages clés de l'Etat algérien sont visiblement attentifs au parcours du candidat d'En Marche !, porté par des sondages favorables en France. Et M. Bouchouareb connaßt bien M. Macron, qu'il a plusieurs fois rencontré lorsque ce dernier était à Bercy et qu'il a chaleureusement embrassé au moment de se séparer. "Emmanuel vient en ami, il vient aussi comme quelqu'un qui a aussi contribué à ce partenariat d'exception que nos deux pays sont en train de construire patiemment mais résolument", glisse en écho Ramtane Lamamra, le ministre des Affaires étrangÚres, qui a lui aussi devisé avec l'ex-ministre de l'Economie à son arrivée à la mi-journée.

Dans son marathon institutionnel et un peu au pas de course en raison du retard accumulé, M. Macron a également rencontré la ministre de l'Education Nouria Benghebrit et celui des Affaires religieuses Mohamed Aissa. Durant ces entretiens, Emmanuel Macron a rappelé l'importance des relations historiques entre France et Algérie, qui se regardent d'un bord à l'autre de la Méditerranée.

- 'Pont vivant' -

"Il est Ă©vident que compte tenu du rĂŽle que joue l'AlgĂ©rie dans notre histoire, dans notre pays, dans notre avenir et dans celui du Maghreb, il est indispensable durant une campagne prĂ©sidentielle de venir faire une telle visite. Pour mesurer Ă  chaque instant le poids du passĂ© et avoir un discours volontariste sur l'importance de l'avenir", a soulignĂ© M. Macron. Evoquant le "trĂšs long passĂ©" entre France et AlgĂ©rie dans lequel "on s'est parfois collectivement empĂȘtrĂ©", le candidat Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle a appelĂ© Ă  le "dĂ©passer pour construire un avenir".

"J'appartiens à une génération qui n'a pas connu la Guerre d'Algérie (1954-1962, ndlr) mais (...) qui ne peut pas vivre sans. Cela fait partie de notre viatique", a relevé M. Macron, tout en appelant à "donner encore plus de densité au partenariat entre la France et l'Algérie". Dans cette perspective, il a déroulé plusieurs "axes de développement stratégique", parmi lesquels le renforcement de la coopération "sur le plan diplomatique et sécuritaire", notamment en "Libye d'une part (...) et au Mali d'autre part".

"Nous avons besoin d'aider l'Algérie dans la diversification de son économie", a également souligné M. Macron. Nous sommes ici dans le premier pays potentiellement au monde de l'énergie solaire. Nous avons la volonté que la France prenne le leadership mondial sur ces technologies et sur cette transition énergétique". "Enfin, il y a nos relations consulaires, culturelles, linguistiques et scientifiques", a dit l'ancien banquier d'affaires, en évoquant les "millions de binationaux, d'Algériens vivant en France, qui sont un pont vivant, qui sont cette mémoire commune et parfois déchirée".

Lundi soir, M. Macron était attendu devant quelques centaines de membres de la communauté française avant deux visites plus culturelles mardi matin, à la basilique Notre-Dame d'Afrique puis au Monument du martyr, qui rend hommage aux combattants de la guerre d'indépendance algérienne.

AFP

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