Au 1er novembre 2026, soit ce dimanche, l'établissement Planch'Alizé situé à la Saline devait fermer sur décision de la préfecture. Un arrêté que n'entend pas respecter le directeur du restaurant. Ce dernier assure qu'il restera ouvert en novembre et les mois suivants. Face à ce refus, le collectif SOS DPM 974 (domaine public maritime) interpelle la préfecture afin que cette dernière prenne "sans délai", les mesures nécessaires. Ce lundi, les équipes de la DEAL sont passées sur place. Une amende de grande voirie a été délivrée à la direction (Photos : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
"Nous restons ouverts en novembre et les mois suivants, avec notamment un groupe local en concert pour les festivités du 20 décembre. Nous savons que cela nous expose à une possible amende si l’État engage une procédure. Nous en avons pleinement conscience et faisons ce choix pour préserver nos emplois et l’écosystème touristique", argumente le directeur de l'établissement.
- Le SOS DPM 974 demande le respect de l'arrêté préfectoral -
Dans un communiqué envoyé à la presse, le SOS DMP 974 demande l'application effective de la décision préfectorale.
Il rappelle que "le 31 octobre 2026 constituait la date limite fixée par le préfet de La Réunion pour que l’établissement installé sur la plage de La Saline-les-Bains, procède à la démolition du bâti et remette la plage en état".
Pour rappel, l'autorisation d'occupation temporaire du domaine public maritime de Planch'Alizé a expiré en 2018 et n'a pas été renouvelée.
Si la municipalité de Saint-Paul a, le 8 septembre 2022, accepté la poursuite de l'activité jusqu'à la livraison d'une nouvelle rondavelle, alors envisagée pour 2025, en 2026, le préfet met en demeure l'exploitant de cesser son occupation, de démolir ses installations et de remettre la parcelle en état.
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- Un projet de rondavelle toujours dans les cartons de la municipalité de Saint-Paul -
Le 29 octobre, lors du conseil municipal, le maire de Saint-Paul rappelle que la procédure de libération relève de l'État.
Dans le même temps, il indique que le projet municipal de nouvelle rondavelle est prêt et reste conditionné à la libération du site.
Le SOS DPM 974 reste contre une "nouvelle bétonisation". "Notre littoral n'a pas vocation à accueillir toujours plus de bâtiments, de commerces et d'équipements. Il est temps de préserver les espaces naturels qui subsistent, plutôt que de les artificialiser davantage."
La direction de l'établissement se dit elle, prête à participer au projet communal de rondavelle "Les Mouettes", conformément au plan de prévention des risques littoraux de 2018.
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