Présidentielle

A Biarritz, Fillon accuse la gauche de vouloir le "tuer"

  • PubliĂ© le 25 mars 2017 Ă  03:00
François Fillon lors d'une meeting à Caen, le  16 mars 2017

François Fillon a accusĂ© la gauche de vouloir "tuer Fillon", vendredi lors d'un meeting Ă  Biarritz, aprĂšs avoir accusĂ© jeudi François Hollande d'ĂȘtre Ă  la tĂȘte d'un "cabinet noir" orchestrant les affaires judiciaires contre lui.

"Je connais la logique du systÚme médiatique qui marche aux rumeurs et aux scandales. Mais je vois aussi les manigances politiques: mardi, de façon quasi ordonnée, Hollande, Macron et le PS ont réclamé mon retrait et donc la disparition de la droite et du centre de l'élection présidentielle. La seule façon de sauver la gauche, c'est de tuer Fillon", a lancé le candidat des Républicains devant une assistance d'environ 2.000 personnes relativement atone.


La veille, sur France 2, M. Fillon avait Ă©voquĂ© l'ancien Premier ministre socialiste Pierre BĂ©rĂ©govoy, mis en cause dans une affaire de prĂȘt et qui s'est suicidĂ© en 1993.
M. Fillon avait Ă©galement dĂ©noncĂ© un "scandale d'Etat", accusant François Hollande d'organiser Ă  la tĂȘte d'un "cabinet noir" les fuites dans la presse sur ses affaires judiciaires. Le chef de l'Etat a rĂ©pliquĂ© vendredi, jugeant le candidat de la droite "au delĂ , ou en deçà" de la "dignitĂ©" et de la "responsabilitĂ©" Ă  observer pendant une Ă©lection prĂ©sidentielle.


"Vous ĂȘtes ici parce que ce qui est en jeu, c'est le redressement de la France. C'est cette bataille que j'ai engagĂ©e avec vous, mais tout est fait pour rĂ©duire l'enjeu Ă  ma personne. Jamais dans la Ve RĂ©publique on n'a vu un tel dĂ©chaĂźnement contre un homme. Un tremblement de terre pourrait avoir lieu Ă  Paris que cela continuerait", a poursuivi l'ancien Premier ministre vendredi Ă  Biarritz.

Lors d'un discours d'une demi-heure, en présence de son pÚre, le candidat de la droite s'est ensuite appliqué à dénoncer les projets de ses adversaires. "Le projet de M. Mélenchon, c'est 173 milliards de dépenses en plus. Le projet de Madame Le Pen, c'est 150 milliards de dépenses d'euros supplémentaires. Le projet de M. Hamon, c'est 71 milliards de dépenses supplémentaires", a-t-il énuméré.

Quant à Emmanuel Macron, il "est un peu partout et un peu nulle part: il veut réduire les déficits sans vraiment les réduire. Il veut des négociations sur les 35h sans toucher aux 35h. Il veut réformer l'ISF mais à moitié. Il veut rétablir le service national mais juste pour un mois. Il est pour le libéralisme et tout contre, pour le socialisme et tout contre. Tout cela me rappelle quelqu'un : François Hollande !".

AFP

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1 Commentaires
dep974, depuis son mobile
dep974, depuis son mobile
8 ans

On ne peut assassiner , quelqu'un déjà mort politiquement...