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C1: Paris plus fort que Dortmund et le huis clos pour enfin briser sa malédiction des 8es

  • PubliĂ© le 12 mars 2020 Ă  02:12
  • ActualisĂ© le 12 mars 2020 Ă  05:36
Neymar ouvre le score pour Paris d'une tĂȘte plongeante contre le Borussia Dortmund au Parc des Princes, le 11 mars 2020

"Libérééééé, délivrééééé"! Plus fort que le huis clos, le coronavirus, et les désillusions en série en huitiÚmes, le PSG, défait 2-1 à l'aller, a renversé Dortmund (2-0) mercredi au retour pour retrouver les quarts de finale de Ligue des champions, malgré l'absence de ses supporters.

Paris outragĂ© par les grands d'Europe. Paris brisĂ© par les blessures de ses stars. Paris martyrisĂ© par les "remontadas" et autres scĂ©narios rocambolesques. Mais Paris libĂ©rĂ© de la malĂ©diction des huitiĂšmes de finale! Les "libĂ©rateurs" du PSG ? Il n'ont ni le verbe ni la taille du gĂ©nĂ©ral De Gaulle mais ont fait un bond de gĂ©ant pour catapulter le ballon dans les buts, soit de la tĂȘte comme Neymar (28e) soit du bout du pied comme Juan Bernat (45+1).

SacrĂ© "roi" Ă  son arrivĂ©e Ă  Paris en 2017 avant mĂȘme d'y dĂ©crocher la couronne europĂ©enne, "Ney" devait une revanche au PSG depuis les 222 millions d'euros dĂ©boursĂ©s pour le recruter: passer de bourreau de la traumatisante "remontada" du Barça Ă  hĂ©ros du huis clos contre Dortmund. C'est enfin chose faite grĂące au 400e but de sa carriĂšre.

L'enjeu était de taille pour Paris: le retour impératif dans le Top 8 européen, qui se refuse à lui depuis 2016, pour l'année de son cinquantenaire, et la crédibilité du projet qatari, programmé aux plus grands succÚs grùce à ses investissements faramineux depuis 2011 mais devenu la risée de la planÚte foot par sa propension à se saborder dans les moments clé. Comme lors de l'incroyable "come-back" de Manchester United en 2019...

- Les supporters ont craqué le huis clos -

Trois semaines aprÚs avoir chuté face au "Mur jaune" de Dortmund, Paris n'a pu s'appuyer sur un Parc des Princes en fusion au retour pour renverser la situation au retour. La faute à l'épidémie du Covid-19, qui a contraint les autorités à décréter le huis clos.

Pas de quoi désespérer toutefois les supporteurs parisiens les plus motivés ! Si les joueurs n'ont pu voir le tifo préparé depuis plusieurs semaines par le Collectif ultras Paris (CUP), le principal groupe de supporters s'est réuni mercredi devant le Parc, pour que "les joueurs (les) entendent de l'extérieur" à coups de pétards et feux d'artifices.

Dans l'enceinte, le CUP est mĂȘme parvenu Ă  laisser des banderoles d'encouragements dans le virage comme "MbappĂ© > Haaland", "Notre seul virus, c'est le PSG", "Jouez comme des guerriers" ou encore "Qualifiez-nous!", tandis que l'Ă©cran gĂ©ant du stade diffusait les images des fumigĂšnes allumĂ©s prĂšs de la Porte d'Auteuil. Pari rĂ©ussi.

Surclassé à Dortmund par la fougue d'Erling Haaland et l'intelligence tactique d'Emre Can, le PSG a corrigé ses défauts sur le terrain d'entrée de jeu: de l'engagement défensif à l'image d'un Neymar revanchard, un pressing haut et des attaques variées.

- Tuchel prend sa revanche, Neymar en héros -

Auteur d'un pari tactique raté à l'aller, l'entraßneur parisien Thomas Tuchel a su dompter les contrariétés de derniÚre minute. Le forfait de Thiago Silva, combiné à l'angine de Kylian Mbappé et aux suspensions de Thomas Meunier et de Marco Verratti, avait toutefois chamboulé ses préparatifs pour la composition de son équipe.
Mais avec Marquinhos en défense centrale, le tandem Leandro Paredes-Idrissa Gueye dans l'entrejeu, ou encore la présence de Pablo Sarabia sur le front de l'attaque, Tuchel a trouvé les solutions pour mettre en danger son ancien club.

Si le Borussia a Ă©tĂ© Ă  deux doigts d'ouvrir le score (19e, 22e), la meilleure occasion a Ă©tĂ© l'?uvre d'Edinson Cavani sur une lourde frappe dĂ©viĂ©e in extremis par Roman BĂŒrki (25e). L'annonce d'un dĂ©nouement heureux dans la foulĂ©e.

Trois minutes plus tard, Neymar, Ă  la rĂ©ception d'un corner de Di Maria, s'est libĂ©rĂ© du marquage pour ouvrir le score d'une tĂȘte plongeante imparable (1-0, 28e). Fort de son but Ă  l'extĂ©rieur, Paris est Ă  ce moment qualifiĂ©.

Poussé par les consignes sonores de leur entraßneur, audibles depuis le poste de télévision, les Parisiens n'ont pas relùché leurs efforts pour faire le break juste avant la pause par l'intermédiaire de Juan Bernat (2-0, 45+1).

Aux retours des vestiaires, la tremblotte n'a pas contaminé la formation parisienne. Sérieux et appliqués, malgré les nombreuses vagues jaunes et noires, les équipiers de Marquinhos ont su garder leur avance décisive. Pour enfin retrouver le goût d'un printemps européen.

AFP

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