JO de Tokyo-2020

Dopage en Russie: besoin d'un "consensus" pour une audience publique, indique le TAS

  • PubliĂ© le 4 fĂ©vrier 2020 Ă  15:09
  • ActualisĂ© le 4 fĂ©vrier 2020 Ă  15:21
SiĂšge du Tribunal arbitral du sport, le 15 novembre 2017 Ă  Lausanne

Un accord de l'Agence russe antidopage (Rusada), sera nécessaire pour que l'audience portant sur la possible exclusion de la Russie des prochains JO de Tokyo-2020 soit publique, a-t-on appris mardi auprÚs du Tribunal arbitral du sport.

L'Agence mondiale antidopage (AMA) a appelĂ© lundi le TAS, qu'elle a saisi dĂ©but janvier du dossier du dopage russe, Ă  ce que les audiences pour dĂ©terminer si la Russie doit ĂȘtre exclue des prochains JO de Tokyo-2020 soient publiques.

"Le TAS vient effectivement de recevoir une demande de l'AMA. Nous devons maintenant consulter Rusada à ce sujet", a expliqué à l'AFP Matthieu Reeb, secrétaire général du TAS. "Si un consensus existe en faveur d'une audience publique, le TAS validera trÚs certainement ce choix", a-t-il ajouté.

Une autre audience publique du TAS, une mesure exceptionnelle, a eu lieu récemment, début décembre, celle concernant le nageur chinois Sun Yang, qui risque une suspension de 2 à 8 ans pour un contrÎle antidopage rocambolesque. Le triple champion olympique est accusé d'avoir détruit son propre échantillon de sang avec un marteau.

Mais l'accord de toutes les parties n'avait alors pas été nécessaire, la seule demande du sportif étant suffisante dans une procédure d'appel, ce qui n'est pas le cas du dossier de la Russie.

Le TAS, qui siÚge à Lausanne en Suisse, doit rendre une décision définitive concernant l'exclusion pour quatre ans de la Russie de toute compétition internationale, prononcée le 9 décembre par l'AMA pour sanctionner la "manipulation" de données de contrÎles antidopage, remises à l'AMA par Rusada.

Depuis sa crĂ©ation en 1984, le TAS, instance judiciaire suprĂȘme en matiĂšre sportive qui siĂšge le plus souvent Ă  huis clos, n'a connu que deux audiences publiques.

Avant celle de Sun Yang qui s'était déroulée à Montreux (Suisse), la seule autre audience publique concernait la nageuse irlandaise Michelle Smith de Bruin, en 1999, déjà pour une affaire de dopage.

AFP

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