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Etats-Unis: l'affaire du plagiat empoisonne le sacre de Trump

  • PubliĂ© le 20 juillet 2016 Ă  22:27
Donald Trump et sa femme Melania, sur la scÚne de la convention nationale du parti républicain, à Cleveland, le 18 juillet 2016

L'affaire du plagiat visant le discours de sa femme Melania continuait mercredi de ternir le sacre du candidat rĂ©publicain Donald Trump, dont une membre de l'Ă©quipe a fini par prĂ©senter des excuses pour tenter de tourner la page. A la veille du grand show final Ă  Cleveland oĂč le milliardaire populiste doit prononcer un discours visant Ă  souder son camp avant d'affronter Hillary Clinton lors de la prĂ©sidentielle du 8 novembre, le camp Trump a donc changĂ© de stratĂ©gie.

"Je suis vraiment désolée pour le chaos que j'ai provoqué, pour Melania, les Trump et Mme Obama", écrit Meredith McIver, plume de l'équipe du candidat, qui se présente aussi comme une "amie et admiratrice de longue date de la famille Trump".

Reconnaissant avoir utilisé, pour l'allocution de Melania Trump, certains passages d'un discours prononcé en 2008 par l'épouse de Barack Obama, elle affirme que le candidat républicain à la Maison Blanche a refusé sa démission. Et précise au passage que Mme Trump "a toujours aimé" Michelle Obama.

"Les mĂ©dias passent plus de temps Ă  enquĂȘter sur le discours de Melania que le FBI n'en a passĂ© sur les emails d'Hillary", a tweetĂ© le candidat, visiblement excĂ©dĂ© par cette affaire. Les paragraphes plagiĂ©s Ă©voquaient les valeurs ayant fondĂ© la vie de Melania Trump, le travail, le respect de la parole donnĂ©e, le respect de l'autre.

- "Parti Trump" -

AprĂšs l'investiture officielle mardi de Trump, "c'est maintenant le parti Trump", a lancĂ© mercredi matin sur CBS Paul Manafort, porte-parole de l'homme d'affaires new-yorkais, dans une formule provocatrice tant les cicatrices restent Ă  vif. Pour Jeff Anderson, dĂ©lĂ©guĂ© de Californie, il y a une pĂ©riode dĂ©licate "car il a battu 16 candidats", mais "tout le monde va se rassembler autour de Trump". "Je pense qu'il va Ă©craser Hillary. L'AmĂ©rique est vraiment prĂȘte pour lui", prĂ©dit-il.

Soucieux de se projeter vers le scrutin qui désignera le successeur de Barack Obama en novembre, Donald Trump a lancé mercredi un appel aux habitants de l'Ohio, les exhortant à ne pas oublier, à l'heure du vote, que "les républicains ont choisi Cleveland plutÎt qu'un autre Etat".

Mais cet Etat clé, qui peut basculer dans un camp ou l'autre à la présidentielle, symbolise les déchirements du "Grand Old Party". Le gouverneur de l'Ohio, John Kasich, ancien rival de Trump, a toujours refusé de le soutenir et boude sa consécration sous les projecteurs. D'autres anciens concurrents du milliardaire feront eux leur apparition mercredi, avant le discours d'acceptation du gouverneur de l'Indiana Mike Pence, choisi par Trump pour devenir son éventuel vice-président.

Le sĂ©nateur de Floride Marco Rubio, rĂ©guliĂšrement humiliĂ© par Trump qui le surnommait "Petit Marco" durant les primaires, s'exprimera, mais par vidĂ©o, comme pour mieux garder ses distances. Ted Cruz, le sĂ©nateur ultraconservateur du Texas, montera lui Ă  la tribune. Le discours du champion de la droite religieuse sera scrutĂ© avec attention, pour voir jusqu'oĂč il est prĂȘt Ă  aller pour aider le septuagĂ©naire Ă  l'emporter.

- Nigel Farage et Caitlyn Jenner -

La convention a accueilli mercredi un invité singulier: Nigel Farage, ex-dirigeant du parti britannique europhobe Ukip. Nombre de républicains sont curieux de comprendre "comment la campagne du Brexit a réussi à toucher des gens qui ne votent pas d'habitude", a-t-il expliqué lors d'un débat organisé par le groupe de médias McClatchy. Ironisant sur l'attitude de Barack Obama, qui s'était rendu à Londres en avril pour dire tout le mal qu'il pensait du Brexit, il a jugé que c'était "une erreur" de s'immiscer dans des élections ailleurs.

"Mais je dois dire que je ne voterais pas pour Hillary mĂȘme si j'Ă©tais payĂ©", a-t-il aussitĂŽt ajoutĂ©, se disant prĂȘt Ă  rencontrer le candidat rĂ©publicain mĂȘme si son style le met parfois "un peu mal Ă  l'aise".

En marge de la convention, c'est la militante des droits des personnes transgenres Caitlyn Jenner, qui a capté l'attention mercredi matin. Cette républicaine assumée, qui n'a cependant pas formellement appelé à voter Trump, est devenue une icÎne transgenre en annonçant sa transition en 2015, abandonnant son prénom de naissance Bruce -sous lequel elle avait décroché une médaille olympique pour les Etats-Unis en 1976- pour devenir femme.

La présence de Caitlyn Jenner s'ajoute à celle de quelques militants républicains ouvertement gays à la convention, qui veulent croire que si le parti régresse officiellement sur ces questions, les électeurs évoluent.

AFP

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