La sixième extinction de masse est plus rapide que prévue

L'"anéantissement" de la vie sauvage s'accélère, selon une étude

  • Publié le 11 juillet 2017 à 14:57
Rhinos, orangutans, gorillas and many big cats are surviving on 20 percent or less of the land they once roamed

La sixième extinction de masse sur Terre est plus rapide que prévu et se traduit par un "anéantissement biologique" de la vie sauvage, alerte une nouvelle étude.

Plus de 30% des espèces de vertébrés sont en déclin, à la fois en termes de population et de répartition géographique, indique cette étude parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). "Il s'agit d'un anéantissement biologique qui survient au niveau global, même si les espèces auxquelles appartiennent ces populations existent toujours quelque part sur Terre", affirme l'un des auteurs de l'étude, Rodolfo Dirzo, professeur de biologie à l'Université de Stanford.

Les chercheurs ont dressé la carte de la répartition géographique de 27.600 espèces d'oiseaux, amphibiens, mammifères et reptiles, un échantillon représentant près de la moitié des vertébrés terrestres connus. Ils ont analysé les baisses de population dans un échantillon de 177 espèces de mammifères de 1990 à 2015.
Sur ces 177 mammifères, tous ont perdu au moins 30% de leurs aires géographiques et plus de 40% en ont perdu plus de 80%.

Les mammifères d'Asie du Sud et du Sud-Est sont particulièrement touchés: toutes les espèces de gros mammifères analysées y ont perdu plus de 80% de leur aire géographique, indiquent les chercheurs dans un communiqué accompagnant l'étude.

Environ 40% des mammifères - dont des rhinocéros, des orangs-outangs, des gorilles et de nombreux grands félins - survivent désormais sur 20%, voire moins, des territoires sur lesquels ils vivaient autrefois.
Le déclin des animaux sauvages est attribué principalement à la disparition de leur habitat, à la surconsommation des ressources, la pollution ou le développement d'espèces invasives et de maladies. Le changement climatique pourrait aussi y contribuer de plus en plus. Ce mouvement s'est récemment accéléré.

"Plusieurs espèces d'animaux qui étaient relativement en sécurité il y a dix ou vingt ans", comme les lions et les girafes, "sont désormais en danger", selon cette étude. Cette "perte massive" en termes de populations et d'espèces "est un prélude à la disparition de nombreuses autres espèces et au déclin des écosystèmes qui rendent la civilisation possible", avertit l'auteur principal de l'étude, Gerardo Ceballos, de l'Université nationale autonome du Mexique. Les chercheurs appellent à agir contre les causes du déclin de la vie sauvage, notamment la surpopulation et la surconsommation.
 

AFP

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1 Commentaires
Le mode vie de gros macotte  non negociable
Le mode vie de gros macotte non negociable
8 ans

C'est bush qui l'a dit quand il a envahit l'irak: l'american way of life est non négociable. C'est donc dans la meme continuité que Trump est sorti des accords climat.

A l'autre bout de l'echelle on a exactement les memes raisonnements à la Reunion avec l'ocean; Les macottes refusent d'admettre qu'il faut agir sur la turbidité de l'eau, la surpeche et preferent la fuite en avant avec la massacre des requins et un filet en or massif, des danaides.

pesticides, perturbateurs endocrinien vont achever de scier la branche des generations a venir avec une vie de merde, d'ecran facebook et d'esclave aux loi travail UBER: bienvenu en enfer