La FĂ©dĂ©ration française (FFF) et la Ligue (LFP), son organe professionnel, ont lancĂ© jeudi un bureau conjoint Ă PĂ©kin pour promouvoir le football hexagonal en Chine, oĂč le ballon rond fait l'objet d'un gigantesque plan de dĂ©veloppement.
Objectif de cette structure: renforcer l'image du foot tricolore (L1, L2, Coupe de la Ligue, Coupe de France, Trophée des Champions, équipe nationale), accompagner les clubs français dans leur stratégie de développement en Chine, et y former des entraßneurs, éducateurs et joueurs chinois.
"La premiÚre mission, c'est d'exporter le savoir-faire français en terme de formation", souligne Victoriano Melero, directeur général adjoint de la FFF.
"La France est le premier pays exportateur de footballeurs au monde. L'idée est donc d'accompagner les structures chinoises (écoles publiques, fédération, clubs) pour leur permettre de former les meilleurs joueurs" grùce à des formateurs diplÎmés par la FFF.
La Chine, modeste nation du football (86e au classement Fifa), ambitionne de devenir une puissance du ballon rond sous l'impulsion de son président Xi Jinping.
En 2016, PĂ©kin a publiĂ© une feuille de route pour placer la Chine "au sommet du football mondial d'ici 2050". En quatre ans, 20.000 acadĂ©mies de formation doivent notamment ĂȘtre créées et quelque 30 millions d'Ă©lĂšves devront pratiquer ce sport.
"L'Allemagne s'est installée en Chine, l'Espagne et l'Italie l'ont fait. La France est presque en retard", déplore Raymond Domenech, l'ex-sélectionneur de l'équipe de France désormais président du syndicat des entraßneurs.
"L'objectif chinois, c'est d'organiser un jour la Coupe du monde. Pour cela, il leur faut une Ă©quipe qui tienne la route, et donc faire de la formation, pour ĂȘtre compĂ©titifs d'ici 15 ou 20 ans."
La Ligue 1 ne bénéficie quant à elle en Chine que d'une trÚs faible exposition médiatique. Elle n'est diffusée que via une plateforme numérique payante.
A l'inverse, les matches de Premier League, Liga, Serie A et Bundesliga sont réguliÚrement diffusés gratuitement par les télévisions publiques, et suscitent un fort écho sur les réseaux sociaux.
"On veut trouver de nouveaux diffuseurs", souligne Didier Quillot, directeur général exécutif de la LFP, pour qui le développement international de la Ligue 1 est une "priorité".
"Mais le dĂ©calage horaire (6 ou 7 heures) reste un problĂšme important. On discute avec Canal+ et beIN la possibilitĂ© d'avoir quelques affiches diffusĂ©es plus tĂŽt, Ă 13h ou 14h en France, pour que ça puisse ĂȘtre en premiĂšre partie de soirĂ©e en Chine".
Par Philippe BERNES-LASSERRE - © 2017 AFP
