Guerre

Le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie

  • PubliĂ© le 16 mars 2022 Ă  14:14
  • ActualisĂ© le 16 mars 2022 Ă  14:31
Un point de contrĂŽle dans le centre de Kiev, le 15 mars 2022

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Fortes explosions Ă  Kiev -

Plusieurs fortes explosions ont retenti à l'aube mercredi dans l'ouest de Kiev, suivies d'épaisses colonnes de fumées noire dans le ciel de la capitale, placée depuis mardi soir sous couvre-feu jusqu'à jeudi matin.

Aucun bilan ou précisions n'étaient donnés dans l'immédiat par les autorités locales, alors que la presse n'était pas autorisée à circuler dans la ville, sous tension, en raison du couvre-feu.

Mardi plusieurs frappes russes avaient touché des immeubles résidentiels, causant la mort d'au moins quatre personnes, selon le maire de Kiev, capitale encerclée par les forces russes et vidée d'au moins la moitié de ses 3,5 millions d'habitants.

- Frappes sur Zaporojie (Sud) -

Des frappes russes ont touché mercredi une gare de Zaporojie, ville du sud jusqu'alors épargnée par l'offensive russe et servant de refuge aux personnes qui fuient, via un couloir humanitaire, la cité assiégée de Marioupol.

La ville se situe également à proximité d'une centrale nucléaire bombardée le 4 mars et occupée depuis par les Russes. AprÚs une série d'échecs, faute de cessez-le-feu russo-ukrainien, les évacuations de Marioupol se sont cependant accélérées mardi. Selon la présidence ukrainienne, quelque 20.000 personnes ont pu quitter la cité portuaire à bord de 4.000 voitures.

- Aide supplémentaire des Etats-Unis -

Joe Biden va annoncer mercredi une assistance sécuritaire supplémentaire à l'Ukraine de 800 millions de dollars, a indiqué mardi soir un responsable de la Maison Blanche.

Le président américain doit faire cette annonce aprÚs une intervention de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky devant le CongrÚs des Etats-Unis, à 13H00 GMT.

Cela porte "le total annoncé au cours de la seule semaine passée à 1 milliard de dollars", a précisé ce responsable sous couvert de l'anonymat.

- Négociations et médiations -

La quatriÚme session de pourparlers entre délégations russes et ukrainiennes, entamée lundi, doit se poursuivre mercredi. Des "contradictions profondes" persistent mais un "compromis" est encore possible, a estimé mardi soir un conseiller du président ukrainien, Mykhaïlo Podoliak.

Le président ukrainien a apporté mardi un peu d'espoir, jugeant que les positions étaient désormais "plus réalistes". Dans un geste fort de compromis, il a estimé mardi qu'il fallait "reconnaßtre" que l'Ukraine ne pourrait pas adhérer à l'Otan, ce que réclamait Moscou avant son invasion.

Les efforts de mĂ©diation de la Turquie, pays membre de l'Otan mais ayant refusĂ© de s'associer aux sanctions contre Moscou, se poursuivent Ă©galement. Le ministre turc des Affaires Ă©trangĂšres MevlĂŒt Cavusoglu est Ă  Moscou, oĂč il aura des entretiens mercredi, puis ira en Ukraine jeudi en vue d'obtenir un cessez-le-feu, selon Ankara.

- Varsovie demande une "mission de la paix" de l'Otan -

La Pologne demande une "mission de paix" de l'Otan, "protégée par les forces armées", pour aider l'Ukraine, a déclaré le vice-Premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski.

Les Premiers ministres polonais, tchÚque et slovÚne ont rencontré mardi soir à Kiev le président ukrainien et son Premier ministre. Il s'agissait de la premiÚre visite de dirigeants étrangers dans la capitale ukrainienne depuis le début de l'attaque russe le 24 février.

- "Protéger les journalistes" demande Paris -

La France a rappelé mercredi "l'obligation" pour les belligérants en Ukraine de "protéger" les journalistes couvrant le conflit, aprÚs la mort de quatre d'entre eux - dont un Franco-Irlandais - depuis le 24 février.

- Risque d'un "choc" pour l'offre pétroliÚre (AIE) -

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) craint un "choc" sur l'offre pétroliÚre mondiale, en raison des sanctions contre la Russie, le pays le plus gros exportateur mondial de pétrole brut.

"La perspective de perturbations à grande échelle de la production russe menace de créer un choc mondial de l'offre pétroliÚre", écrit l'agence dans un rapport mensuel publié mercredi.

Face à ces pertes, "il y a peu de signes d'une augmentation de l'offre provenant du Moyen-Orient ou d'une réallocation significative des flux commerciaux", note l'AIE.

Si les États-Unis et le Royaume-Uni ont dĂ©cidĂ© un embargo sur le pĂ©trole russe Ă  la suite de l'invasion de l'Ukraine, le secteur de l'Ă©nergie est exclu des sanctions europĂ©ennes notamment.

 AFP

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