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Ligue des champions: Paris manque l'exploit Ă  Naples mais sauve ses chances de qualification

  • PubliĂ© le 7 novembre 2018 Ă  02:25
  • ActualisĂ© le 7 novembre 2018 Ă  05:44
Le PSG a ouvert le score face à Naples grùce à son défenseur Juan Bernat, congratulé par ses coéquipiers, au stade San Paolo, le 6 novembre 2018

L'enfer promis du San Paolo a failli se transformer en paradis : le Paris SG, incapable de profiter de la défaite de Liverpool en concédant le nul sur le terrain de Naples (1-1) mardi soir, reste troisiÚme du groupe "de la mort" de la Ligue des champions.

"Le plus important encore, c'est d'abord de ne pas perdre parce que nous aurons encore la possibilité de gagner contre Liverpool et l'Etoile Rouge de Belgrade": les mots de l'expérimenté Gianluigi Buffon ont été prophétiques. Si Paris n'a pas dilapidé ses chances de qualification, son prochain match contre Liverpool, le 28 novembre, sera une "finale" à quitte ou double.

Et pourtant, pendant plus d'une heure, le dĂ©placement au San Paolo avait pris des allures scĂ©nario de rĂȘve. Devant au score grĂące au but de Juan Bernat juste avant la mi-temps (45+1), Paris Ă©tait virtuellement premier de son groupe aprĂšs la surprenante victoire 2-0 de l'Etoile Rouge de Belgrade un peu plus tĂŽt sur Liverpool, pourtant finaliste sortant de la compĂ©tition et leader de la poule avant la 4e journĂ©e.

Mais les coéquipiers de Thiago Silva, auteur d'une erreur fatale, ont craqué à l'heure du jeu en concédant un pénalty transformé par Lorenzo Insigne (61e).
Sans Edinson Cavani, d'Adrien Rabiot et Presnel Kimpembe, laissés sur le banc au coup d'envoi, Paris avait pourtant longtemps dominé son sujet grùce au systÚme de jeu en 3-4-3 mis en place par Thomas Tuchel. TrÚs loin de la prestation insipide du match aller (2-2) au Parc des Princes.

- Neymar avait les jambes -

Le brasier du San Paolo, son "THE CHAAAAMMMPPIIOOOONSSSSS" juste avant le dĂ©but du match et le pressing intense des Napolitains n'ont pas impressionnĂ© la bande Ă  Neymar. Incisifs d'entrĂ©e de jeu, les Parisiens auraient mĂȘme pu ouvrir le score dĂšs la 5e minute sur une perte de balle de Callejon.
Mais Marco Verratti, bien servi par Neymar, a vu son "pĂ©tard" ĂȘtre dĂ©tournĂ© en corner.

Dans un grand soir, le N.10 brésilien a ensuite été l'auteur d'une inspiration géniale qui aurait -une nouvelle fois- dû conduire à l'ouverture du score (16e) : lancé en profondeur par Angel Di Maria, "Ney" a talonné en pleine pour course pour Meunier, qui au lieu de frapper a fait une passe ratée dans la surface... AprÚs sa chevauchée stérile mais fantastique (18e), le Brésilien a parfaitement servi Mbappé, qui a vu sa demi-volée passée de peu au-dessus de la cage d'Ospina (23e).

Maßtre du jeu et de la possession, Paris s'est toutefois longtemps heurté au mur napolitain incarné par Kalidou Koulibaly. AprÚs avoir rattrapé Mbappé, pourtant connu pour ses accélérations fulgurantes (29e), le défenseur sénégalais a coupé le centre de Meunier pour le Français, idéalement placé dans la surface (36e).

- Buffon a retardé l'échéance -

Conscient qu'il ne lui restait que quelques heures avant de briller dans un grand rendez-vous avant la clÎture des votes pour le Ballon d'Or, "Kyky" a finalement trouvé la brÚche juste avant la mi-temps. Bien lancé sur le cÎté droit, l'attaquant français a temporisé pour transmettre à Bernat, qui s'est projeté comme il faut dans l'axe pour tromper Ospina de prÚs (45+1). Dix jours aprÚs son entrée salvatrice contre Marseille dans le "clasico" français, Mbappé a une nouvelle fait la différence dans les matches à enjeu.

RevigorĂ© comme jamais aprĂšs la pause, Naples a emballĂ© la rencontre pour obliger Paris Ă  se recroqueviller en dĂ©fense, son point faible. MalgrĂ© la pression extrĂȘme des joueurs de Carlo Ancelotti, Buffon a su retarder l'Ă©chĂ©ance grĂące Ă  plusieurs exploits coup sur coup: aprĂšs sa parade sur le tir vicieux d'Insigne (51e), il a ensuite claquĂ© le lob de Mertens en corner (52) avant de voir miraculeusement la reprise de Ruiz lui retomber dessus (57e)!

Mais la pression était trop forte et les Parisiens ont fini par craquer à l'image de l'erreur fatale de Thiago Silva qui a provoqué le penalty transformé par Insigne.
L'entrée en jeu tardive de Cavani, l'ancienne idole de Naples (2010-2013) adoptée par les 1800 ultras parisiens qui n'ont cessé de scander son nom lors de ce déplacement en Italie, n'y changera rien. Paris jouera son avenir européen lors des deux prochains matches.

AFP

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