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Ligue des champions: PSG Ă  l'assaut de Naples pour repousser un fiasco continental

  • PubliĂ© le 6 novembre 2018 Ă  09:56
  • ActualisĂ© le 6 novembre 2018 Ă  10:06
L'entraßneur du PSG Thomas Tuchel en conférence de presse au stade San Paolo à Naples, le 5 novembre 2018

Une défaite au pied du Vésuve plongerait Paris dans la crise: le PSG doit s'imposer à Naples mardi (21H00/20H00 GMT) pour repousser le spectre d'une élimination dÚs les poules de C1 qui serait inédite pour les propriétaires qataris, bousculés par les révélations des "Football Leaks".

Seulement troisiĂšme avec 4 points d'un "groupe de la mort" dominĂ© par Liverpool (6 points) et le Napoli (5 pts), le club français dispute un match crucial en Italie, le centiĂšme de son histoire en Ligue des champions. Mais pour l'entraĂźneur Thomas Tuchel il faut garder la tĂȘte froide Ă  l'heure d'affronter, dans le bouillant San Paolo, des Napolitains "trĂšs disciplinĂ©s en dĂ©fense" et "dangereux en attaque avec leurs qualitĂ©s individuelles".
Malgré l'enjeu, "il n'est pas nécessaire de prendre trop de risques", a tenté de tempérer le tacticien allemand, désireux de jouer "avec confiance et de maniÚre offensive" conformément à l'identité parisienne.

Dans l'antre hostile du Napoli, l'ancien coach du Borussia Dortmund misera sur l'expérience du gardien Gianluigi Buffon (40 ans), la recrue star italienne, pour freiner les ardeurs de Lorenzo Insigne et Dries Mertens, alors que ce dernier s'est encore illustré le week-end dernier par un triplé en Serie A.

- "Ne pas perdre" -

"Je connais trÚs bien le stade et je pense qu'il est trÚs difficile de gagner ici parce qu'il est trÚs chaud", a soufflé l'ancien portier de la Juventus Turin, bien conscient du tournant que peut représenter le duel à Naples. "Ce n'est pas un match normal" car le PSG doit gagner aprÚs avoir déjà grillé plusieurs jokers en Ligue des champions. "Mais le plus important encore, c'est d'abord de ne pas perdre" car il restera encore deux matches derriÚre, pointe "Gigi".

Le champion du monde 2006 avec l'Italie pourra compter sur la présence de son capitaine Thiago Silva, de retour de blessure, et du défenseur Presnel Kimpembe, suspendu en championnat. En attaque, en revanche, la présence d'Edinson "El Matador" Cavani, ancien chouchou du Napoli (2010-2013) absent lors des deux derniÚres sorties du PSG (cuisse), reste incertaine.

Impérial en championnat de France avec douze victoires de rang depuis le début de saison, le PSG est en mauvaise posture sur la scÚne continentale aprÚs le revers inaugural contre Liverpool (2-3) et le nul arraché aux Italiens il y a deux semaines à domicile (2-2). Une défaite ne serait pas automatiquement synonyme d'élimination, mais elle l'en rapprocherait dangereusement, trois semaines avant la réception des "Reds" au Parc des princes.

Le Napoli de Carlo Ancelotti a montrĂ© Ă  l'aller qu'il pouvait faire mieux que rivaliser face Ă  l'armada parisienne, en dominant jusqu'Ă  l'Ă©galisation in extremis d'Angel Di Maria. Mais pas question de se voir trop grand, pour celui qui a remportĂ© l'Ă©preuve Ă  trois reprises (2003, 2007 avec l'AC Milan, 2014 avec le Real Madrid). "MĂȘme si le rĂ©sultat Ă  l'aller aurait pu ĂȘtre meilleur pour nous, au final pour rĂ©ussir Ă  battre Paris, il faudra faire quelque chose d'extraordinaire", a posĂ© "Carletto", premier entraĂźneur du PSG version qatarie (2011-2013).

Un revers ferait Ă  coup sĂ»r beaucoup plus de mal aux richissimes propriĂ©taires du club français qui ont injectĂ© des millions pour rĂȘver d'Europe, notamment Ă  l'Ă©tĂ© 2017 en recrutant Ă  prix d'or Neymar et Kylian MbappĂ© (plus de 400 millions d'euros), faisant d'eux les joueurs les plus chers de l'histoire.

D'autant que le club parisien, qui n'est pas allé au-delà des quarts de finale de C1 en six participations sous pavillon qatari, est pris depuis vendredi dans les révélations d'un consortium de médias européens, dont fait partie Mediapart, qui l'accuse de "dopage financier" et d'arrangements avec l'UEFA pour contourner les rÚgles du fair-play financier.

L'objectif des joueurs est donc connu: contourner la défense de Naples et ramener trois points d'Italie, afin d'éviter aux dirigeants parisiens de nouvelles secousses, sportives cette fois. Du moins provisoirement.

AFP

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