Emmanuel Macron a promulgué la loi Duplomb aprÚs la censure par le Conseil constitutionnel de sa disposition la plus contestée qui prévoyait la réintroduction de l'acétamipride, un pesticide interdit, tueur d'abeilles, interdit de la famille des néonicotinoïdes, selon le Journal officiel publié mardi.
Les "Sages" avaient en revanche validĂ© le 7 aoĂ»t les simplifications administratives accordĂ©es aux plus gros Ă©levages, ainsi quâĂ la construction dâouvrages de stockage dâeau Ă finalitĂ© agricole.Â
NĂ©anmoins, les mesures adoptĂ©es ne doivent pas permettre de prĂ©lĂšvement dans des nappes inertielles - qui se vident ou se remplissent lentement - et devront pouvoir ĂȘtre contestĂ©es devant un juge.
Aussi appelĂ©es mĂ©ga bassines, elles sont jugĂ©es dangereuses pour l'environnement par les miitaants Ă©cologistes.Â
Le Conseil constitutionnel avait par ailleurs validĂ© sans rĂ©serve des dispositions trĂšs attendues par certains agriculteurs facilitant lâagrandissement ou la construction de bĂątiments dâĂ©levages de porcs ou de volailles.
Cette loi agricole, adoptĂ©e au Parlement dĂ©but juillet avec le soutien des macronistes, LR et lâextrĂȘme droite, a fait lâobjet dâun vaste mouvement de protestation, y compris au sein du monde scientifique. Une pĂ©tition rĂ©clamant son abrogation a rĂ©uni plus de 2,1 millions de signatures.
Quelques minutes aprĂšs la dĂ©cision des Sages, le chef de lâEtat avait fait savoir quâil entendait promulguer rapidement la loi Duplomb, Ă©cartant toute nouvelle dĂ©libĂ©ration du Parlement.
- "Risques pour la santé" -
La rĂ©introduction Ă titre dĂ©rogatoire de lâacĂ©tamipride, un pesticide de la famille des nĂ©onicotinoĂŻdes, a cristallisĂ© la contestation contre la loi Duplomb. Son retour Ă©tait rĂ©clamĂ© par certains producteurs de betteraves et de noisettes pour lutter contre les ravageurs.
Le Conseil constitutionnel a estimĂ© que" faute dâencadrement suffisant", cette mesure Ă©tait contraire au "cadre dĂ©fini par sa jurisprudence, dĂ©coulant de la Charte de lâenvironnement", selon un communiquĂ©.
Dans sa décision, il rappelle que les néonicotinoïdes "ont des incidences sur la biodiversité, en particulier pour les insectes pollinisateurs et les oiseaux » et « induisent des risques pour la santé humaine".
Projet phare de l'ancien PrĂ©sident de la RĂ©publique Jacques Chirac, la Charte de l'environnement a Ă©tĂ© inscrite en 2005 dans la Constitution française, lui confĂ©rant la mĂȘme valeur que la DĂ©claration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789 ou encore les droits Ă©conomiques et sociaux figurant dans le PrĂ©ambule de la Constitution du 27 octobre 1946.
Dans leur décision, les Sages ont rappelé que les néonicotinoïdes "ont des incidences sur la biodiversité, en particulier pour les insectes pollinisateurs et les oiseaux" et "induisent des risques pour la santé humaine".
En 2020, ils avaient consenti à une dérogation temporaire à leur interdiction, cantonnée à la filiÚre des betteraves et à l'enrobage des semences.
Cette fois, ils ont censuré la dérogation introduite dans la loi en relevant qu'elle n'est pas limitée dans le temps, ni à une filiÚre particuliÚre, et concerne aussi la pulvérisation, aux risques élevés de dispersion des substances.
- "Réévaluer au niveau européen" -
Le ministre français de la Santé Yannick Neuder a par ailleurs appelé vendredi à réévaluer au niveau européen l'impact sur la santé humaine de l'acétamipride pour "interdire ce produit" en cas de risques avérés.
"Il s'agit bien de mettre la France au mĂȘme niveau de principe de prĂ©caution que les autres pays europĂ©ens", a-t-il soulignĂ©, faisant Ă©tat d'"Ă©tudes en cours sur notamment le rĂŽle perturbateur endocrinien potentiel ou neurotoxique".
De son cÎté, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a estimé que cette décision maintient "une divergence entre le droit français et le droit européen" et les "conditions d'une concurrence inéquitable faisant courir un risque de disparition de certaines filiÚres", en promettant que le gouvernement serait "à leurs cÎtés pour ne pas les laisser sans solution".
La FNSEA, premier syndicat agricole, a qualifié d'"inacceptable" la décision du Conseil constitutionnel.
Quant au groupe écologiste à l'Assemblée, il a fait part de son intention de déposer une proposition de loi pour tenter d'obtenir "une abrogation totale" de la loi.
Laurent Duplomb, sénateur LR qui a porté la loi agricole partiellement censurée, n'a pas exclu vendredi un nouveau texte pour réintroduire le pesticide acétamipride contesté, mais en tenant compte cette fois des critÚres imposés par les Sages.
www.imazpress.com avec l'AFP / [email protected]

REFLEXION SUR L HISTOIRE POUR RESOUDRE LE PRESENT
Comme aujourdâhui lorsque le peuple sâĂ©broue des reptiles surgissent de la classe « rĂ©volutionnaire » pour prendre la place des despotes.
Maximilien de Robespierre de Richebourg fort de ses convictions dâune RĂ©publique vertueuse Ă©tablit un Ă©tat d'exception mis en place « la Terreur » au dĂ©but de 1794, Ă toute la France, pour canaliser les crises multiples auxquelles la France est confrontĂ©e sur le plan militaire, politique et Ă©conomique s'accompagne de strictes mesures de contrĂŽle et d'une dĂ©christianisation gĂ©nĂ©rale. Les biens des suspects sont distribuĂ©s aux indigents dĂ©crets de ventĂŽse, fĂ©vrier-mars 1794.
Lâobjectif de la constitution de 1789 est rĂ©sumĂ© dans l'article 16 de la DĂ©claration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
"Toute SociĂ©tĂ© dans laquelle la garantie des Droits nâest pas assurĂ©e, ni la sĂ©paration des Pouvoirs dĂ©terminĂ©e, nâa point de Constitution."
Ainsi, l'objectif est la mise en place d'un Ătat libĂ©ral qui respecte et garantit les droits individuels des citoyens. Cet objectif qui ne peut ĂȘtre rĂ©alisĂ© que si est assurĂ©e en parallĂšle une "limitation du pouvoir par le pouvoir" (Montesquieu l'esprit des lois 1748). Une sĂ©paration des diffĂ©rents pouvoirs dĂ©terminĂ©e dans la constitution dite "politique".
Afin d'entériner l'équilibre entre les pouvoirs du Roi et les organes de contrÎle, d'entériner aussi les droits garantis aux citoyens, est rédigée une constitution écrite, jugée par les révolutionnaires plus rigide qu'une constitution coutumiÚre.
Le Roi et tous les agents publics ne commandent dĂ©sormais quâau nom de la loi et toute lâorganisation judiciaire, administrative et militaire est Ă©tablie par la loi.
Aucun domaine de la loi nâest prĂ©dĂ©fini : lâAssemblĂ©e dispose dâune compĂ©tence universelle pour lĂ©gifĂ©rer. En pratique ce domaine sera conçu de façon trĂšs Ă©tendue. LâAssemblĂ©e lĂ©gislative va rĂ©gler jusque dans les dĂ©tails toute lâorganisation de lâĂtat.
LâAssemblĂ©e prĂ©conise par des « instructions » les conditions dâapplication de la loi. Le domaine des finances publiques relĂšve de lâAssemblĂ©e.
la Constitution fixe dans le droit écrit les lois fondamentales du royaume déjà existantes mais qui jusqu'ici n'étaient que de nature coutumiÚre et non-écrite. Il y a donc de fait une continuité dans l'institution monarchique qui perd sa substance souveraine mais conserve ses rÚgles de fonctionnement dynastique notamment la loi salique qui remonte au temps des Francs.
Rappelons-nous de tous ces Magistrats, ces hommes politiques et parfois des citoyens lambdas morts de maniÚre équivoque. Ils sont les frÚres Maximilien de Robespierre de Richebourg et de ses 21 partisans morts pour leurs convictions.
Le Danemark dispose d'un systÚme politique qui inspire une grande confiance de sa population, qui participe activement aux élections du Parlement.
Si lâEurope demeure il faut envisager le bicamĂ©risme Ă©galitaire des Ătats-Unis d' Europe en fĂ©dĂ©ration pour mettre un terme Ă lâoligarchie.
Toutefois est temps de remettre en fonction la guillotine, pour mettre un terme au dĂ©tournement de fond et des crimes en tous genres de ceux qui bĂ©nĂ©ficient dâun certains pouvoir.
Cherchons une élite Noble au sens premier du mot.
Marimar a tout compris. Cet arrĂȘtĂ© signe la mort de la culture de la betterave sucriĂšre en France. Les Français mangeront toujours les dĂ©rivĂ©s de la betterave traitĂ©s aux nĂ©octonoĂŻdes , mais ce seront des dĂ©rivĂ©s polonais, ukrainiens, allemands et autres . En gros, nos agriculteurs disparaĂźtront et nous subventionnerons l'agriculture des autres pays. Les solutions simples et allant dans le sens de l'opinion publique Ă des problĂšmes complexes sont rarement adaptĂ©es. Dans le cas prĂ©sent il s'agit juste d'Ă©teindre une contestation populaire en sacrifiant, encore une fois , nos agriculteurs ....
Merci Kalou!
à l'heure du changement climatique il serait temps que l'on réfléchisse vraiment avant de pousser des coups de gueule à tout va.
Si on doit faire du bio alors il faudra commencer par apprendre Ă consommer juste ce que l'on a et ne plus importer et encore faudrait-il que nos agriculteurs acceptent de continuer Ă travailler.
Y a t-il parmi les lecteurs des personnes qui ont au moins essayé de planter pour savoir ce que c'est quand tout le travail est réduit à néant par des bestioles.
Il est à signaler que les légumes (bio)
restent sur les étals au profit de ceux qui sont importés car ils sont "moins beaux". C'est cela la réalité...
Cultiver la betterave en bio n'engendre qu'une perte de 20% (voir reportage TV sur témoignage paysan bio qui fait tourner ses cultures. Lors d'une invasion de pucerons, il a vu arriver une multitude de coccinelles qui l'en ont vite débarrassé. N'étant pas folles, Elles ne risquent pas d'allier sur les cultures chimiques de la FNSEA).
Mais vous ĂȘtes en France et avez donc le droit de soutenir les agicultoempoisonneurs.
Un petit passage dans les unités des enfants cancéreux (de plus en plus nombreux) vous serait sans doute bénéfique.
Il n'y a pas que cela Ă l'origine des cancers, que dire de toutes les ondes Ă©lectromagnĂ©tiques, du plastique, des gaz Ă effet de serre et de tout le reste, c'est un peu tard pour revenir en arriĂšre Ă moins de limiter tous les dĂ©placements et l'usage de tout ce qui est Ă©lectronique et ne plus rien importer (ĂȘtes-vous prĂȘt ?)
Empoisonnée pour empoisonnée, autant s'empoisonner Pays !!!
De fait je me demandais....comment se fait il qu'il existe du sucre bio?
On pourrait donc cultiver la betterave et la canne sans pesticides? Et la FNSEA ne nous dit rien? ben ça alors....!
Non à ce jour avec tous les dérÚglements climatiques il ne faut pas parler culture bio mais plutÎt culture raisonnée.
Soyons réalistes !
Ne condamnons pas notre agriculture pour importer les cochonneries des autres.
Je suis surprise du taux d'acceptation de la population face Ă un gouvernement qui n'agis pas pour nous mais plutĂŽt contre.
On parle de santé, ils parlent de profit :(
Il est temps de changer de systĂšme!
Jusqu'Ă quand allons nous continuer Ă accepter leur ineptie ?
Si tous les autres pays d'Europe continuent à utiliser les produits prohibés en France, à quoi cela sert ?
En clair, notre agriculture sera affaiblie et nous importerons des produits traités à l' acétamipride ; ce qui voudrait dire que nous allons manger la m.... des autres mais que nous nous interdisons d'en produire.
Soyons réalistes, ici à la Réunion, on interdit énormément d'insecticides cependant qu'on importe d'Inde de Chine de Madagascar, d'Espagne, d'Italie et j'en passe, pays ou les interdits n'existent pas ou presque.
Cela revient exactement à ce que j'ai écrit plus haut, vous avez le droit de manger toutes les cochonneries importées mais il interdit d'en produire sur votre sol.
Mais oui bien sûr, argument impitoyable! D'ailleurs, puisque la lapidation existe ailleurs, ne devrait on pas l'instaurer chez nous? On mange bien du chien en Chine, pourquoi pas dans nos cantines? etc etc...
Entre le réalisme et l'extrémisme il y a tout un monde !!!
Le conseil constitutionnel censure, la loi Duplomb est quand mĂȘme promulguĂ©e. Du coup, le conseil constitutionnel n'a pas lieu n'existĂ© ou bien quand cela arrange certain selon le sujet.
Le CC censure un article de la loi, elle est promulguée sans cet article c'est bien la preuve que le CC est utile!