Ce mercredi 7 octobre dans l'Hexagone, la mobilisation lycéenne est "en net recul" a affirmé le ministère de l’Éducation nationale. Dans le même temps, Laurent Nuñez a "rappelé la nécessité de maintenir l’ordre et d’intervenir dans les violences tout en demandant d’intervenir avec proportionnalité". "Le président nous a demandé d’être dans l’empathie", a-t-il ajouté.
"Il nous demande surtout d'expliquer notre doctrine, de bien expliquer que quand les forces de sécurité intérieure interviennent à chaque fois qu'il y a des violences graves, ce qu'on appelle les violences urbaines, de bien les documenter, et de bien expliquer les choses".
#BlocusLycées : "Le président a rappelé la nécessité de maintenir l'ordre tout en nous demandant de le faire avec la plus grande proportionnalité" Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, face à @FogielMarcO dans #RTLMatin https://t.co/FzBJQRVpWC
— RTL France (@RTLFrance) October 7, 2026
Sur RTL, le ministre de l'Intérieur a toutefois rejeté l'idée d'un recadrage présidentiel après plusieurs blessures graves lors d'interventions policières.
- Plusieurs mineurs blessés à la suite d'interventions des forces de l'ordre, dix enquêtes de l'IGPN ouvertes -
Main arrachée, perte de l'usage d'un œil, "mâchoire scellée" : plusieurs jeunes ont été gravement blessés depuis une semaine à la suite d'interventions des forces de l'ordre face aux violences en marge du mouvement de blocage des lycées.
Parmi elles, au moins quatre l'ont été pour des blessures sur mineurs à Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise), Tours (Indre-et-Loire), Argenteuil (Val-d'Oise) et Lens (Pas-de-Calais).
La Ligue des droits de l'Homme (LDH) a dénoncé "une dérive globale par rapport à l'État de droit" lors des interventions des forces de l'ordre face aux adolescents.
L’inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie de dix-huit enquêtes, a également ajouté le ministre.
- L'usage des grenades assourdissantes suspendu -
Suite à ces blessures, le ministre de l'Intérieur a annoncé suspendre l'usage des grandes assourdissantes. "Je suspends leur usage pour le mouvement des lycéens tant que la lumière n’a pas été faite sur ce qui s’est passé dans cette affaire", a expliqué le ministre sur RTL.
Grenade assourdissante : "Je suspends son usage pour le mouvement des lycéens tant que la lumière n'aura pas été faite sur ce qui s'est passé dans cette affaire" Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, face à @FogielMarcO dans #RTLMatin https://t.co/KfUDdsTUut
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Dans un télégramme, daté de mardi et consulté par l’AFP, le directeur général de la police nationale Louis Laugier avait déjà informé ses troupes que l’usage de la grenade assourdissante ASSD, qui pourrait être impliquée dans l’incident de Lens, était suspendu "à titre conservatoire", "le temps que les circonstances de la blessure du jeune homme à Lens soient établies".
Lundi, lors d’une manifestation à Lens, un lycéen de 15 ans a eu une main arrachée dans des circonstances qui restent encore à déterminer. Une enquête de l’IGPN devra notamment établir si le lycéen a ramassé la grenade, ou si elle a atterri sur lui, et si le tir était réglementaire.
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