Deux juges saisis

Ouverture de cinq informations judiciaires visant PPDA pour viols aggravés

  • PubliĂ© le 31 juillet 2024 Ă  16:45
L'ancien présentateur Patrick Poivre d'Arvor le 13 octobre 2021 à Paris ( AFP / Alain JOCARD )

Cinq nouvelles informations judiciaires pour des faits dénoncés de viols et viols aggravés ont été ouvertes contre Patrick Poivre d'Arvor, a indiqué mercredi le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) à l'AFP, confirmant une information de Libération.

Deux juges d'instruction ont été saisis le 19 juillet de ces plaintes avec constitution de partie civile, a précisé le ministÚre public. Les journalistes HélÚne Devynck et Stéphanie Khayat ainsi que Marie-Laure Eude-Delattre et Margot Cauquil-Gleize figurent parmi les plaignantes, a indiqué à l'AFP leur avocate, Me Corinne Herrmann.

L'ancien présentateur vedette des journaux télévisés d'Antenne 2 puis de TF1, ùgé de 76 ans aujourd'hui, fait l'objet de nombreuses accusations de viols et d'agressions sexuelles.

Auparavant, une information judiciaire avait été ouverte en 2021 à Nanterre aprÚs une plainte avec constitution de partie civile de l'autrice Florence Porcel, qui accuse PPDA de l'avoir violée à deux reprises.

Patrick Poivre d'Arvor a été mis en examen en décembre 2023 pour l'un de ces viols.

Cette information judiciaire pour viols a été élargie en février dernier à deux autres viols et une agression sexuelle dénoncées par trois femmes.

Le journaliste et écrivain a toujours fermement nié les nombreuses accusations le visant.

Cinq nouvelles plaintes avec constitution de parties civiles visant PPDA ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es mi-juin, a dĂ©taillĂ© mercredi le parquet. "Les faits dĂ©noncĂ©s par ces cinq personnes avaient fait l'objet de dĂ©cisions de classement sans suite par le parquet de Nanterre, analysant que ceux-ci Ă©taient prescrits", a poursuivi cette mĂȘme source.

Le ministĂšre public avait en effet classĂ© en fĂ©vrier 19 tĂ©moignages ou plaintes de femmes dĂ©nonçant des viols, agressions ou harcĂšlement sexuels, Ă  l'issue d'une enquĂȘte prĂ©liminaire ouverte en dĂ©cembre 2021, au cours de laquelle 22 femmes ont accusĂ© PPDA.

Mais le code de procĂ©dure pĂ©nale permet aux plaignantes de saisir Ă  nouveau la justice via la constitution de partie civile, une dĂ©marche qui entraĂźne la saisine d'un juge d'instruction chargĂ© d'enquĂȘter.

"Le parquet n'apprécie que leur recevabilité sans donner d'avis sur leur bien-fondé à ce stade de la procédure", a souligné le ministÚre public.

"Ces affaires ne sont pas prescrites à mon sens parce qu'il y en a plusieurs", a réagi Me Herrmann auprÚs de l'AFP. "Quand vous avez une cascade d'affaires, la suivante va interrompre la prescription pour la précédente", a-t-elle estimé.

"Ce qui est important c'est que ces femmes aient accÚs à la justice. On verra ce qu'elle décidera, je n'anticipe pas", a poursuivi Me Herrmann, rappelant que PPDA était présumé innocent.

Sollicitée par l'AFP, l'avocate du journaliste, Me Jacqueline Laffont, n'était pas immédiatement joignable.

AFP

guest
0 Commentaires