Le parquet de Carcassonne a ordonnĂ© mercredi la suspension des quatre policiers municipaux de la ville mis en cause dans une vidĂ©o enregistrĂ©e en patrouille fin 2025, oĂč certains dâentre eux tenaient des propos racistes, sexistes et complotistes.
Le parquet indique dans un communiquĂ© mettre "en oeuvre les dispositions des articles (...) permettant de suspendre puis de retirer les agrĂ©ments des policiers municipaux en cause qui ne respectent pas les conditions dâhonorabilitĂ© attachĂ©es Ă leurs missions".
LâenquĂȘte de la justice est partie dâune plainte dĂ©posĂ©e le 31 dĂ©cembre 2025 par le chef de patrouille de la police municipale auprĂšs de la gendarmerie de TrĂšbes (Aude) pour "atteinte Ă lâintimitĂ© de la vie privĂ©e".
Celui-ci sâest indignĂ© de la "mauvaise manipulation dâune camĂ©ra piĂ©ton" ayant conduit Ă lâenregistrement "Ă son insu le 5 novembre 2025 des propos tenus dans le vĂ©hicule (...) Ă bord duquel il se trouvait accompagnĂ©s de trois de ses collĂšgues".
"Bicots", "bougnoules", "nĂšgres", "singes", "connasses", "gauche de merde" : "lâexploitation de la bande son se rĂ©vĂ©lait complexe", affirme la procureure de Carcassonne GĂ©raldine Labialle.
Cette vidéo a été rendue publique mardi soir par le quotidien régional Midi Libre.
â ïžImages et propos choquantsâdocument exclusif Midi Libre
â Midi Libre (@Midilibre) September 9, 2026
Le 6/11/2025, le chef de service de la police municipale de Carcassonne pense avoir éteint sa caméra.
Elle continue pourtant dâenregistrer pendant prĂšs de six heures, captant des propos racistes, misogynes et complotistes pic.twitter.com/YmOunCbX42
Ont Ă©tĂ© mis en exergue "des faits nouveaux susceptibles de revĂȘtir la qualification de diffamation commise envers une personne ou un groupe de personnes Ă raison de leur origine ou de leur appartenance (...) Ă une ethnie (...), Ă raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle", prĂ©cise la procureure.
Cette enquĂȘte du parquet est toujours en cours, des tĂ©moins restant Ă entendre.
Le parquet confirme par ailleurs que la mairie de Carcassonne a dĂ©clenchĂ© une enquĂȘte administrative le 23 dĂ©cembre 2025 dont les conclusions ne "sont toujours pas parvenues".
AFP

Quand je vois la réaction du RN, je ris, je ris. Voilà un parti qui essaie de gommer tous ses défauts, mais qui finalement sait bien qu'avec les idées qu'il véhicule, c'est à cela qu'on arrive! Il serait vraiment temps que leurs électeurs, en particulier les plus modestes qui autrefois votaient communistes, se réveillent et sanctionne ce parti de nazis et de fascistes !
Ne surtout pas oublier que ce flic est aussi un militant du RN, protégé jusqu'alors par le maire RN de sa ville.
ParaĂźt que son parti de la honte vient de l'expulser parce qu'il est raciste đ
Si le RN expulse tous les racistes de ses rangs, il ne va pas y rester grand monde !