Le roi Charles III contrarié par la pluie lors de la célébration de l'indépendance à Antiga-et-Barbuda

  • Publié le 6 novembre 2026 à 12:10
  • Actualisé le 6 novembre 2026 à 12:48
 Le roi Charles III arrive sous la pluie lors d'une cérémonie au stade Sir Vivian Richards, à Antigua-et-Barbuda, le 1er novembre 2026

Après l'affaire du stylo, le coup du parapluie. Le roi Charles III a fait preuve d'une certaine impatience ce dimanche 1er novembre 2026, à Saint-John capitale d'Antigua-et-Barbuda, alors qu'il était littéralement trempé par une averse aussi soudaine que torrentielle, et qu'un parapluie tardait à lui être apporté.

Tandis que Camilla s'éloignait tranquillement sous son parapluie, le roi n'a pas caché un certain agacement d'être ainsi laissé sans protection face aux intempéries.

Une fois au sec, et alors que son costume commençait à gondoler sous l'effet de l'humidité, il a ironisé en présence du Premier ministre d'Antigua, lâchant avec humour: "Je crois que je vais faire pousser du cresson sur mon costume".

Cette violente averse s'est déclenchée alors que Charles et Camilla assistaient dimanche 1er novembre aux célébrations des 45 ans de l'Indépendance d'Antigua-et-Barbuda, au stade Sir Vivian Richards.

- Passé colonial -

Le roi Charles, toujours soigné pour un cancer dont on ignore la nature, est actuellement en visite officielle dans plusieurs pays caribéens.

Arrivé seul mardi 27 octobre aux Bahamas, le roi a poursuici sa tournée au Guyana, puis à Antigua-et-Barbuda, où Camilla l'a rejoint.

L'un des objectifs de cette visite est d'évoquer le passé colonial du Royaume-Uni et l'esclavage. Charles III s'est ainsi rendu samedi sur un lieu d'exécution de populations locales au Guyana, ancienne colonie britannique.

Plusieurs anciennes colonies réclament que le souverain aille plus loin pour réparer les dommages causés par la colonisation et la traite des esclaves, dont la Grande-Bretagne a tiré profit pendant des siècles.

Le roi doit s'adresser mardi 3 novembre aux chefs de gouvernement des pays du Commonwealth, Saint-John, capitale d'Antigua-et-Barbuda. Le Premier ministre britannique Andy Burnham sera également présent à ce sommet.

Le dirigeant travailliste a déclaré samedi être ouvert à ce que le Royaume-Uni présente des excuses officielles sur le sujet ultra-sensible de l'esclavage, mais a exclu toute idée de réparations financières.

- "Aspects les plus honteux du passé" -

Le palais avait déjà indiqué que Charles III ne chercherait pas "à éviter de se confronter aux aspects les plus honteux du passé" au cours de sa tournée dans les Caraïbes.

Dans son discours mardi, on peut s'attendre à ce qu'il évoque ces questions "avec une franchise sans concession, une profonde tristesse et dans le respect des discussions plus larges qui se tiendront entre les gouvernements concernés", a dit un porte-parole de Buckingham.

AFP

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