Open d'Australie

Wozniacki enfin sacrée en Grand Chelem

  • PubliĂ© le 27 janvier 2018 Ă  16:29
  • ActualisĂ© le 27 janvier 2018 Ă  16:34
La Danoise Caroline Wozniacki  embrasse le trophée aprÚs sa victoire face à la Roumaine Simona Halep en finale de l'Open d'Australie, le 27 janvier 2018 à Melbourne

La Danoise Caroline Wozniacki a enfin remporté son premier titre du Grand Chelem, à l'Open d'Australie, en battant la Roumaine Simona Halep dans une finale haletante, en trois sets 7-6 (7/2), 3-6, 6-4, samedi à Melbourne.


GrĂące Ă  sa victoire, la Danoise rĂ©cupĂšre la place de N.1 mondiale, aux dĂ©pens de sa rivale du jour. Elle avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© en tĂȘte du classement pendant une longue pĂ©riode de 67 semaines de fin 2010 Ă  dĂ©but 2012. Mais comme elle n'avait pas gagnĂ© de grand titre, ni mĂȘme disputĂ© de grande finale pendant ce premier rĂšgne, sa lĂ©gitimitĂ© n'avait jamais Ă©tĂ© fermement Ă©tablie.

"J'attendais ça depuis si longtemps. C'est un rĂȘve qui devient rĂ©alitĂ©. Ma voix tremble tellement je suis Ă©mue", a-t-elle dit aux spectateurs de la Rod Laver Arena. PremiĂšre Danoise titrĂ©e en Grand Chelem, Wozniacki avait dĂ©jĂ  jouĂ©, et perdu, deux finales Ă  l'US Open en 2009 et 2014. Elle avait aussi gagnĂ© 27 titres sur le circuit (seules les s?urs Williams et Maria Sharapova en ont plus parmi les joueuses en activitĂ©), mais il lui fallait ce sacre en Grand Chelem pour obtenir enfin la reconnaissance.

- A sa 43e tentative -

Pour y parvenir, elle a dû faire preuve de patience. C'était sa 43e participation à un tournoi majeur. Seules trois femmes en avaient disputé plus avant de toucher au but. Elle est aussi la joueuse qui a dû attendre le plus longtemps pour récupérer la place de N.1: exactement six ans.

AprÚs une période difficile, l'année 2017 a marqué son retour au plus haut niveau. Grùce à sa victoire fin octobre au Masters, sa plus belle jusqu'à celle de samedi, elle a démarré l'Open d'Australie à la deuxiÚme place mondiale, mais son tournoi a failli tourner au désastre dÚs le deuxiÚme tour. Contre la Croate Jana Fett, 119e mondiale, elle a été menée 5 à 1 dans le dernier set avant de sauver deux balles de match et de retourner la situation.

La finale n'a pas manquĂ© de rebondissements non plus. Mieux partie, la Danoise a quand mĂȘme dĂ» attendre le tie-break pour prendre le premier set. Dans le deuxiĂšme, Halep a Ă©tĂ© victime d'un coup de fatigue dans la chaleur humide de Melbourne (plus de 30 degrĂ©s mĂȘme aprĂšs la tombĂ©e de la nuit). Mais en jouant son va-tout pour arracher, elle aussi, son premier grand titre, elle a Ă©galisĂ© Ă  une manche partout. Le dernier set a donnĂ© lieu Ă  un Ă©change de breaks. C'est en rĂ©ussissant son quatriĂšme que Wozniacki a obtenu la dĂ©livrance.

- Porte-drapeau Ă  Rio -

Née à Odense de parents polonais --c'est dans la langue de son pÚre, une ancien footballeur, toujours présent dans sa loge, qu'elle s'exprime en famille--, Wozniacki était déjà une célébrité au Danemark avant son sacre de Melbourne. C'est elle qui avait été choisie pour porter le drapeau national à la cérémonie d'ouverture des Jeux de Rio. Personnalité enjouée, elle est réputée pour son goût des blagues.

Son jeu, par contre, n'a rien de fantaisiste. Depuis son entrée dans le top 10, il y a neuf ans, elle est réputée pour sa couverture du terrain et sa régularité du fond du court, domaines dans lesquels elle a encore excellé en finale, notamment dans les derniers échanges.

Les statistiques montrent que c'est Halep qui a fait le plus de points gagnants (40 à 25) et le plus de fautes (47 à 28). Mais pour le match de sa vie, Wozniacki ne s'est pas contentée d'un rÎle passif. Elle a osé prendre l'initiative à des moments cruciaux. En championne.

AFP

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