Réunion de couleurs, de senteurs et de saveurs, le marché forain du quartier de l'Oasis au Port se tient tous les vendredis. Là se rencontrent bazardiers vantant leurs produits, consommateurs à la recherche de succulences impossibles à trouver en grandes surfaces, et simples promeneurs d'ici ou d'ailleurs venus se laisser porter par les flots d'effluves doux et colorés
Les bazardiers sont les premiers Ă arriver. Ils occupent les lieux en milieu de nuit. Les Ă©tals ont Ă©tĂ© dressĂ©s la veille par les services communaux. Il reste Ă les garnir. C'est rapidement chose faite. DĂ©barquĂ©s des camions et des camionnettes des marchands, les fruits et lĂ©gumes prennent place dĂ©licatement. Les bocaux de piments, de condiments ou de confitures se s'installent un peu plus loin. Ă cotĂ©, venues des Ăźles voisines, les marchandes de paniers, de chapeaux et autres objets de dĂ©coration joliment tressĂ©s, prĂ©sentent artistiquement leurs produits.Ă la recherche des mĂȘmes produits
L'air de la nuit bruisse des mille bruits de cette installation. Des caquĂštements les entrecoupent. Poules, coqs, oies, pintades savent peut-ĂȘtre leurs heures comptĂ©es et saluent une derniĂšre fois le lever du soleil.
Les premiers clients sont lĂ trĂšs tĂŽt. Souvent dĂšs 6 heures du matin. Pour pouvoir acheter les produits les plus frais possible sans subir les taquineries du soleil. Les allĂ©es du marchĂ© se remplissent ensuite rapidement. Les salutations Ă©changĂ©es entre parents, voisins et connaissances rencontrĂ©s sur place se mĂȘlent aux cris des bazardiers appelant les clients. Toutes les couches de la sociĂ©tĂ© sont lĂ , Ă la recherche des mĂȘmes produits.
Des conversations s'amorcent, des considérations sur les mille et une choses de la vie sont échangées, des plaisanteries sont lancées, des sourires sont esquissés et des rires sont lùchés.
Rendez-vous sur un autre marché
Puis Ă©tals et allĂ©es se vident au fil des heures. En milieu de journĂ©e, seuls quelques retardataires achĂštent encore. Les bazardiers commencent Ă ranger leurs (rares) invendus et Ă nettoyer leurs emplacements. Ils pensent dĂ©jĂ Ă la journĂ©e du lendemain sur un autre marchĂ© de l'Ăźle. Ou Ă celle de mercredi oĂč ils se retrouveront au Port dans le quartier de l'Ăglise.
La rue est rendue à la circulation des voitures en début d'aprÚs-midi.
Toute trace du bazar a disparu.
La semaine prochaine, c'est encore loin?...

















