La jeune navigatrice américaine Abby Sunderland est arrivée au Port ce samedi 26 juin 2010 à 8h30. Elle s'est frayée un chemin entre les médias français et américains qui l'entouraient. Abby s'est ensuite exprimée sur son périple. En mer depuis janvier, la jeune navigatrice de 16 ans effectuait un tour du monde en solitaire et sans assistance. Au large du Port, son frÚre Zac est allé la rejoindre sur le patrouilleur de surveillance des affaires maritimes françaises Osiris, qui l'avait pris en charge peu de temps aprÚs le démùtage de son bateau.
Ă peine descendue du navire, Abby, aux cĂŽtĂ©s de son frĂšre Zac et de son attachĂ© de presse, a tenu Ă remercier les autoritĂ©s françaises et australiennes, ainsi que "toutes les personnes qui l'ont secourues". La jeune fille s'est dite trĂšs reconnaissante concernant l'investissement et le coĂ»t des opĂ©rations de secours. Elle a affirmĂ© ĂȘtre sĂ»re que "le gouvernement amĂ©ricain ferait la mĂȘme chose si cela arrivait aux Ătats-Unis".InterrogĂ©e sur les risques qu'elle encourait en tentant son dĂ©fi, Abby rĂ©pond "n'importe oĂč dans le monde, pour tous les navigateurs, il y a toujours le risque d'ĂȘtre pris par une vague". Alors que nombre de critiques ont Ă©tĂ© faites sur le tracĂ© de navigation de l'adolescente, notamment sur sa traversĂ©e de l'OcĂ©an Indien pendant l'hiver austral, Abby spĂ©cifie "c'est l'automne, et je n'Ă©tais pas plein sud".
Concernant le jeune ùge de sa soeur, Zac répond, "Abby est une excellente navigatrice, trÚs compétente". Le jeune homme, qui avait bouclé un tour du monde à 17 ans, rappelle néanmoins "l'Océan Indien est dans tous les cas particuliÚrement dangereux".
Abby revient sur les circonstances de son accident. AprĂšs avoir heurtĂ© une gigantesque vague, le bateau a dĂ©mĂątĂ©. Ă ce moment lĂ , Abby n'espĂ©rait pas voir des secours la trouver en mer. "Je n'avais plus de moteur, je m'apprĂȘtais Ă accoster sur l'une des Ăźles les plus proches". MĂȘme s'il n'a jamais doutĂ©, Zac confie qu'il est soulagĂ© de retrouver sa soeur cadette.
Pour expliquer sa passion, Abby prĂ©cise qu'elle et son frĂšre ont grandi dans le milieu de la voile. "J'ai naviguĂ© toute ma vie", indique-t-elle. Depuis l'Ăąge de 13 ans, Abby se prĂ©parait pour ce tour du monde en solitaire et sans assistance. "MĂȘme si je n'ai pas fini mon rĂȘve, ces quelques mois ont Ă©tĂ© les plus beaux de ma vie" insiste-t-elle. La jeune fille se dit malgrĂ© tout "trĂšs déçue que l'aventure se soit terminĂ©e ainsi".
Son voilier "Wild Eyes" est toujours à la dérive dans l'Océan Indien. La perte de mon bateau m'attriste car énormément de personnes s'étaient investies dedans" confie Abby. Elle rappelle l'importance de l'équipe qui l'entourait, "je n'aurais pas été capable de faire quoique ce soit si l'une de ces personnes avait manqué".
Une cinquantaine de journalistes français, locaux et nationaux, et américains attendaient l'accostage du patrouilleur Osiris qui ramenait Abby Sunderland à La Réunion. La jeune fille s'envolera pour la Californie dÚs ce dimanche 27 juin.
Pour rappel, la jeune américaine avait été secourue à 350 km de l'ßle Saint Paul, 24 heures aprÚs avoir déclenché sa balise de détresse le 11 juin dernier.
Marie Trouvé pour









