Dans une lettre ouverte adressée à la directrice de l'Agence régionale de santé (ARS), la section CFDT de l'EPSMR évoque un "délit d'entrave à l'exercice syndical de la part de la DRH" et un "malaise à tous les niveaux", indiquant que le personnel est au bord "d'une réaction collective". Le syndicat souhaite ainsi que l'ARS "diligente une enquête administrative en urgence".
"Aujourd’hui, nous constatons les mêmes souffrances de la part des soignants que des soignés. Est-ce normal ? Peut-on encore bien soigner dans ces conditions ?", s'interroge la CFDT Santé de l'EPSMR dans son courrier adressé à la directrice de l'ARS. "Le malaise se fait sentir à tous les niveaux, très visible et très inquiétant dans le bilan social de 2012 au vu des congés de longue maladie ou de longue durée, en augmentation", poursuit le syndicat, soulignant que "les problèmes continuent à s’aggraver de jours en jours" et que le personnel est "au bord d’une réaction collective".
"La DRH nous a promis des actions d’amélioration, dès janvier 2014 dans le projet social, dont un audit a déjà été financé depuis 2013, pour diagnostiquer ce malaise et de la mise en œuvre des actions de prévention des risques psychosociaux ! Rien à ce jour", déplore la CFDT, ajoutant que "le bilan social de 2013 qui devait être présenté le 15 avril 2014 au plus tard" a été "renvoyé en juin ou juillet".
"Nous partons vers une catastrophe sans précédent, Madame la directrice générale !", alerte le syndicat.
Par ailleurs, selon la CFDT, "la direction par courrier en date du 1er avril (on avait même suspecté un poisson d’avril)" a mis en cause "nos heures syndicales faisant un amalgame volontaire, aux autorisations de l’art. 15 "droits des élus" et "droits des autorisations syndicales", suite à un ralliement de deux élus d’un autre syndicat à notre profit, donnant une majorité de 6 membres à la CFDT au CTE".
"Pour nous contrer, la direction nous a fait savoir que "les représentants du personnel au CTE sont élus au scrutin de liste ce qui signifie que les mandats de M. un tel et M. un tel sont accomplis au titre de l’organisation syndicale dont ils ont été élus" et que les heures sont dues au syndicat et non à l’élu. C’était un peu fort de marc de café, quand en 2007 deux élus CFDT ont créé une autre section syndicale avec les heures de la CFDT (deux ETP détachés), la direction a trouvé que tout était conforme !", souligne encore le syndicat.
En conclusion, la CFDT Santé de l’EPSMR "souhaite que l’ARS diligente une enquête administrative en urgence" et elle se dit "prête à collaborer lors d’une réunion de travail afin de trouver les meilleures solutions aux problèmes posés aussi bien pour améliorer la qualité de soins que la qualité de vie au travail".
