Problème de santé publique endémique à La Réunion, le diabète de type 2 est au coeur des préoccupations cette semaine. Après un rapport du CESER (Conseil économique, social et environnemental de La Réunion) publié ce mardi 27 mai évoquant une possible "catastrophe sanitaire", c'est une grande mobilisation qui est organisée ce samedi 31 mai 2014 devant la préfecture pour réclamer l'application de la loi Lurel sur les produits trop sucrés.
Ce samedi 31 mai, à partir de 10 heures, l’Association diabète nutrition (ADN) 974, la Mutualité de La Réunion et l’Union des consommateurs de La Réunion (UCOR) appellent au rassemblement devant la préfecture de Saint-Denis. Ensemble, ils espèrent réunir le maximum de monde autour d’un titre choc : "Diabète : arrêtons le massacre, appliquez la loi Lurel !"
"Un enfant d’ici prend 0,5 kg par an de plus qu’en métropole et la loi Lurel n’est pas appliquée !", écrivent les organisateurs de la manifestation sur leurs tracts, réclamant que les taux de sucre de certains produits (yaourts, sodas, etc.) en Outre-mer ne soient plus supérieurs à ceux de métropole, comme le prévoit le projet de loi adopté en mai 2013, mais toujours pas appliqué.
L’ADN 974, la Mutualité de La Réunion et l’UCOR rappellent quelques chiffres pour justifier leur mobilisation, soulignant que "le diabète c’est 80 000 Réunionnais, 3 900 nouveaux cas par an, 250 décès par an, environ 600 personnes dialysées par semaine et plus de 1 000 amputations par an".
Des chiffres alarmants qui ne sont pas nouveaux et qui ont conduit également le CESER à produire un rapport publié ce mardi 27 mai et intitulé : "Diabète et santé publique à La Réunion : comment transformer un cercle vicieux en un cercle vertueux". La commission Affaires sociales, culturelles, sportives, solidarité et égalité des chances s’y attache à " souligner les failles du système de santé publique et à proposer quelques pistes et recommandations afin de contribuer à éviter ce que l’on peut qualifier de véritable catastrophe sanitaire ".
En plus du coût sanitaire, le rapport pointe également le coût "économique" du diabète, l’estimant à "14 milliards d’euros annuels pour la France et à 560 millions d’euros pour La Réunion, soit les deux tiers du chiffre d’affaires généré par le tourisme dans notre île et 3,5 fois celui de la filière canne".
Pour le CESER, le diabète est favorisé par deux grandes causes : une alimentation inadaptée – qui a été bouleversée à la Réunion depuis deux décennies – et un manque d’exercices et d’activités physiques. Le rapport souligne également que "c’est parmi les plus pauvres que l’on trouve la plus forte proportion de diabétiques", mais aussi "ceux qui se font le moins soigner".
Le diabète est une maladie "sociale" et qui entraîne une mortalité bien supérieure à celle de la métropole, avec 250 décès par an à La Réunion sur la période 2008-2010, soit un taux brut de 30 décès pour 100 000 habitants et 6 % de l’ensemble des décès.
Le rapport conclut ainsi que "dans la société réunionnaise, l’impact humain, sanitaire et économique du diabète a atteint un niveau inacceptable". Le CESER préconise notamment de replacer le patient "au coeur du dispositif, tant sur le plan individuel que collectif à travers les associations" et souligne que "soigner le diabète est possible et ses complications évitables".
Autant de considérations que les manifestants présents ce samedi devant la préfecture de Saint-Denis pourront aisément reprendre à leur compte.
www.ipreunion.com

Beaucoup trop de patients diabétiques à la Réunion et à Mayotte (et sur notre planète)? A coté de la nécessaire promotion du sport , facilitons ici pragmatiquement l'implantation de la culture de stévia dont les besoins mondiaux flambent ... Originaire d’Amérique du Sud, cette plante pousse à l'état sauvage dans des prairies ou des massifs montagneux, sous un climat semi-aride. Sa faible teneur en glucides en fait un ingrédient alimentaire alternatif au saccharose. De plus, son effet négligeable sur le taux de glucose dans le sang en fait un édulcorant compatible avec les régimes pour diabétiques et les régimes hypoglycémiques. le Comité d’experts OMS/JECFA sur les additifs alimentaires (JECFA) a conclu que les édulcorants faits avec certaines formes de stévia ne présentent aucun danger pour une utilisation dans les aliments et les boissons.
Une forme purifiée en poudre extraite du stévia, le rébaudioside A (97 % minimum), a été autorisée en France en tant qu'additif alimentaire par arrêté du 11 septembre 2009, pris après avis de l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments)10. L'arrêté interministériel du 8 janvier 2010, publié le vendredi 15 janvier 2010 au Journal officiel, l'autorise comme édulcorant de table et permet notamment son incorporation dans les produits minceurs (de type substituts de repas) et les préparations alimentaires de régime destinées à l'hôpital. L'arrêté augmente aussi sensiblement les quantités de rébaudioside A utilisables dans les préparations11.
L'Autorité européenne de sécurité des aliments émet à son tour le 14 avril 2010 un avis favorable pour l’utilisation de différents extraits purifiés de Stevia, les glycosides de stéviol (stévioside, dulcoside A, rubusoside, steviolbioside, rébaudioside A, B, C, D, E et F)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Stevia
Daazibao est pile dessus. Rien a ajouter de ce cote la. Par contre, a la rubrique prise en charge, riz blanc et sucre sous toutes ses formes (alcool, soda, confiserie...) vont immanquablement mener a un taux de diabete eleve chez la plupart des individus. Je vis en Republique Dominicaine, ou les habitudes nutritionelles sont etablies depuis des lustres : riz raffine (blanc) a tous les repas et sucre (raffine egalement) en quantite. Resultat, un probleme de diabete depassant celui de tous les pays. Si les Reunnionais ne se prennent pas en main vite fait ca sera bientot pareil qu'ici. Au dela des lois, il y a l'education, et ca commence par l'ecole. Mais quand on sait qu'il faut une paire de generations pour vraiment faire passer un message, il va falloir mettre les bouchees doubles, si j'ose dire.
Tout à fait d'accord avec le précédent commentaire! On a créé une société d'assistés et de veaux, avec plein de 'machins' qui sont là à penser pour elle! Et !a crée des emplois (pour gagner sa vie et blablater pour rien)!
Encore une fois on se retranche derriere la loi...comme si un peu moins de sucre dans le coca allait changer la donne. Une bonne et lourde taxe sur ces s....ies de soda et autres produits sucrés serait peut etre utile. Mais une taxe dissuasive pas 0.002 %...
Mais bon ce n'est pas bon pour l'electorat.... et les fabricants vont descendre dans la rue...
Et pourquoi pas une intetdiction de la publicité pour les produits connus pour leur nocivité.... il ne restetait pas grand chose du coup.
Mais bon qui "oblige" le consomateur à boire ces hectolitres de soda et manger ces tonnes de de produits gras et sucrés.???
Un peu de responsabilité individuelle est beaucoup plus efficace que mille lois.... mais ça ne se décrete pas. Au risque de me répéter la loi ne changera rien c'est au consomateur de changer : un bon exemple l'alcool tue toujours malgré l'arsenal legislatif....
Le premier responsabe est et restera l'individu...