Un premier cas autochtone a été identifié en Floride

Les Etats-Unis découvrent le chikungunya

  • PubliĂ© le 22 juillet 2014 Ă  05:15
CBS

Un premier cas autochtone de chikungunya a été découvert en Floride, indique ce jeudi 17 juillet 2014 le gouvernement américain dans un communiqué. Cette situation est inédite aux Etats-Unis, où 243 cas associés aux voyages ont déjà été signalés dans 31 Etats du pays depuis 2006. Deux espèces de moustiques vecteurs de la maladie ont été signalés dans le sud-est et le sud-ouest du pays. Cette nouvelle découverte a eu lieu alors que l'épidémie du virus a touché plus de 115 000 personnes, notamment en Martinique et en Guadeloupe. (capture d'écran CBS News)

C’est une première : un premier cas autochtone de chikungunya a été découvert aux Etats-Unis. Jusqu’à présent, la découverte du virus a toujours été liée à des personnes ayant récemment voyagé. Depuis 2006, année où la maladie était particulièrement répandue à La Réunion, 243 ont été signalés dans 31 Etats et deux territoires du pays, principalement à Porto Rico et en Floride.

Justement, c’est non loin de Miami que ce cas local a été identifié chez un homme qui n’avait pas voyagé récemment en dehors du territoire américain. "L’arrivée du virus du chikungunya, d'abord en Amérique tropicale et maintenant aux Etats-Unis, souligne les risques posés par cette maladie et d'autres agents pathogènes exotiques", explique le professeur Roger Nesci, dans un communiqué publié ce jeudi.

Responsable du centre de contrôle des maladies et de prévention (CDC) - affilié au département de la santé du gouvernement - ce docteur est plus que jamais mobilisé."Cette découverte souligne l'importance des initiatives de sécurité sanitaire des centres de contrôle visant à maintenir des réseaux efficaces de surveillance, ses laboratoires de diagnostic et ses programmes de lutte contre les moustiques à la fois aux États-Unis et dans le monde", indique-t-il.

Pour rappel, le chikungunya se transmet par deux sortes de moustiques : le aedes aegypti et aedes albopictus. " Les deux espèces sont présentes dans le sud-est des États-Unis et dans des zones limitées du sud-ouest ", précise le docteur Jacques Morvan, sur le site Mes Vaccins. D’après ce médecin biologiste à la retraite, l’aedes albopictus - communément appelé moustique tigre - " se retrouve plus loin vers le nord jusqu'à la côte est, à travers les États du centre et se trouve également dans le Midwest inférieur. "

Avec ce premier cas autochtones, l’heure n’est pas à la panique aux Etats-Unis, mais surtout aux questionnements. Les centres de contrôle des maladies et de prévention enquêtent actuellement en collaboration avec le département de la santé du gouvernement floridien pour avoir comment ce patient a contracté le virus. Les autorités veilleront particulièrement dans les semaines et les mois à venir pour découvrir d’éventuels nouveaux cas. " Il n’y a pas de grand risque pour la santé de la population ", a déclaré à l’Associated Press, Celeste Philip, secrétaire d’Etat adjoint à la santé en Floride. 

Cette déclaration n'a pas calmé les médias américains. Depuis ce week-end, les télévisions enchaînent les reportages sur la maladie de l'homme courbé alors que les médecins se succèdent sur les plateaux des "mornings" des Etats-Unis. Du côté de la presse en ligne, les articles au sujet du chik' ne se comptent même plus. "Pourquoi les experts sont si inquiets à propos de cette maladie ?", se demande Slate. "Mais qu'est-ce que ce chikungunya ?" s'interroge ABC News. "Dites bonjour au dernier virus transmis par des moutiques : le chikungunya", s'amuse Yahoo Santé. "Le virus frappe la maison", annonce CBS News.

Cette découverte intervient alors que l’épidémie de chikungunya est au plus fort dans le bassin Caraïbe. Plus de 115 000 cas ont été recensés et 39 morts liés à la maladie ont été signalés aux Antilles d’après un dernier bilan de l’Institut de veille sanitaire. 174 cas ont été importés en métropole où le moustique tigre a été placé sous haute surveillance.

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