Un diagnostic d'archéologie préventive a lieu actuellement sur le site de l'ancienne prison Juliette-Dodu, à Saint-Denis. Ces recherches ont permis de mettre au jour des vestiges de l'ancienne prison, probablement antérieurs au XXe siÚcle selon les archéologues. Une découverte qui devrait entraßner des fouilles plus approfondies.
DĂ©saffectĂ©e depuis 2008 par le ministĂšre de la Justice, la prison Juliette-Dodu va-t-elle dĂ©sormais passer sous la coupe du ministĂšre de la Culture ? Câest en tout cas bien parti au vu des dĂ©couvertes effectuĂ©es par les membres de lâINRAP (Institut national de recherche dâarchĂ©ologie prĂ©ventive) missionnĂ©s pour rĂ©aliser ce diagnostic.
"On demande ce genre dâopĂ©ration dĂšs quâil peut y avoir un risque archĂ©ologique, dâautant plus sur un site patrimonial comme celui-lĂ ", explique Edouard Jacquot, responsable du service archĂ©ologie pour lâOcĂ©an Indien au ministĂšre de la Culture. Câest que la prison Juliette-Dodu est un des plus vieux bĂątiment de La RĂ©union, qui a toujours Ă©tĂ© dĂ©volu Ă accueillir des prisonniers, pendant prĂšs de 300 ans.
"Câest un trĂšs beau rĂ©sultat. Ăa montre que lâarchĂ©ologie prĂ©ventive peut ĂȘtre utile Ă la comprĂ©hension de lâhistoire de La RĂ©union", souligne Edouard Jacquot. Lâhomme peut en effet ĂȘtre satisfait, puisque le poste quâil occupe nâexiste que depuis 2010. "Comme il nây a pas de population autochtone, on ne jugeait pas utile de pratiquer de lâarchĂ©ologie prĂ©ventive à La RĂ©union", explique Thomas Romon, archĂ©ologue Ă lâINRAP et arrivant des Antilles oĂč cela existe depuis les dĂ©but des annĂ©es 1990.
Une fois ce diagnostic de dix jours terminé, un rapport sera transmis au ministÚre de la Culture pour faire état de la découverte de ces vestiges, que la loi interdit désormais de détruire.
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