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Tribune libre de La Réunion des rhums

Stop au matraquage fiscal et à l’incohérence : la surtaxe ciblée sur le rhum produit à La Réunion menace la filière Canne-Sucre-Rhum et ses 15 000 emplois

  • Publié le 22 janvier 2026 à 19:08
  • Actualisé le 22 janvier 2026 à 21:18
alcool

Écarté début janvier en commission des finances de l’Assemblée nationale, l’amendement visant à créer une nouvelle taxe ciblée sur le rhum produit à La Réunion serait réintégré au projet de loi de finances pour 2026. Cet amendement menace la filière canne-sucre-rhum réunionnaise ! (Photo Photo RB imazpress)

Cet amendement favorise les alcools importés au détriment de la production locale de rhum traditionnel et n’apporte en conséquence pas de solution pour lutter contre l’alcoolisme.

Cet amendement a été élaboré sans concertation avec la filière !

A quelques jours du triste anniversaire du passage du cyclone Garance, la filière de la canne, du sucre et du rhum reste en très grande difficulté. L’amendement fait peser un risque très lourd à une filière fragilisée ces dernières années. 

Ce projet de surtaxe menace la filière du rhum d’une surtaxe de plus de 1700€ par hectolitre d’alcool pur, ce qui conduirait à une augmentation du prix de la bouteille de rhum, produit à La Réunion, de près de 8 €, la rendant ainsi plus chère dans notre île que dans l’Hexagone.

Cet amendement frappe d’ailleurs la production locale de rhum traditionnel, mais exonère quasiment entièrement les « alcools forts » importés.

L’appel récent à la concertation des auteurs de cet amendement est en réalité biaisé. Le principe d’une concertation est de recueillir l’ensemble des avis avant qu’une décision ne soit prise. Or ici, c’est exactement l’inverse : la décision est imposée, puis la concertation est proposée a posteriori. 

Le Département de La Réunion espère tirer de cette mesure une nouvelle recette fiscale estimée à 30 millions d’euros. Or, aucune entreprise locale ne pourra supporter un tel choc fiscal dans le contexte international actuel, marqué par les tensions commerciales, l’inflation des coûts de production et d’exportation, ainsi que des accords commerciaux européens défavorables aux productions agricoles.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Les entreprises du rhum pourraient tout simplement aller jusqu’à la cessation d’activité.

La filière de la canne, du sucre et du rhum appelle solennellement :

- Au retrait immédiat de l’article 25 sexdecies du PLF 2026
- À l’ouverture d’une véritable concertation avec tous les acteurs et élus locaux préalable à toute évolution de taxation
- À la protection de la production locale et de ses emplois

 

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