Dans le cadre de la lutte contre les trafics illicites en mer, un navire suspecté de transporter des stupéfiants en provenance de la région du Baloutchistan (une région entre l'Iran, le Pakistan et l'Afghanistan) a été identifié dans l canal du Mozambiquen dans la zone maritime sud de l'océan Indien (ZMSOl). 1,6 tonne de stupéfiants a été saisie. Nous publions ci-dessous le communiqué de la préfecture (Photo préfecture de La Réunion)
Grâce à une coordination aéromaritime étroite et efficace, le bâtiment suspect a pu être localisé par des moyens aériens, puis intercepté et arraisonné (contrôlé en mer) le 21 avril 2026 par un navire de la Marine nationale, placée sous le contrôle opérationnel du commandant supérieur des forces armées dans la zone sud de l'océan Indien (FAZSOl).
1.596 kg de stupéfiants, principalement composés de méthamphétamine, ont été découverts à bord du navire. Conformément aux procédures en vigueur, la cargaison a été saisie puis détruite en mer.
Les opérations de police en mer sont conduites sous l'autorité du représentant de l'Etat en mer, à savoir le préfet de La Réunion, en sa qualité de délégué du Gouvernement pour l'action de l'Etat en mer (DDG AEM), en étroite coordination avec les autorités judiciaires.
En haute mer, lorsqu'un navire est soupçonné de participer à des trafics illicites, le droit international autorise, sous certaines conditions, son interception et son arraisonnement par les navires de guerre. Ces opérations peuvent donner lieu soit à des poursuites judiciaires complètes, soit à la destruction de la cargaison.
Cette opération s'inscrit dans une dynamique soutenue de la lutte contre le narcotrafic. Elle fait suite à une précédente saisie réalisée le 15 avril dernier au large de Tromelin, à bord du navire battant pavillon comorien Ruler, au cours de laquelle 271 kg de stupéfiants avaient été interceptés et détruits par la Marine nationale sur décision du DDG AEM.
Ces résultats significatifs illustrent une nouvelle fois l'engagement constants des acteurs de l'action de l'Etat en mer. Ils témoignent de leur détermination à faire respecter le droits et les conventions internationales, en luttant contre des activités criminelles qui menacent la sécurité régionale, depuis les zones de productions jusqu'aux circuits de distribution.

