La pluie parfois battante n'a pas refroidi la dĂ©termination des manifestants ce jeudi 24 juin 2010 Ă Saint-Denis. Ă l'appel de tous les syndicats Ă l'exception de FO environ 3 000 personnes sont descendues dans la rue pour protester contre le projet de rĂ©forme des retraites voulu par le gouvernement. La mobilisation est un premier Ă©lĂ©ment de satisfaction pour les syndicats aprĂšs l'Ă©chec ce la prĂ©cĂ©dente manifestation sur le mĂȘme thĂšme le 27 mai dernier. Ă peine 300 personnes Ă©taient alors descendues dans la rue.
Ă Saint-Denis, drapeaux des syndicats dĂ©ployĂ©s et sono lancĂ©e Ă fond, les manifestants ont marchĂ© sous la pluie du Petit MarchĂ© Ă la prĂ©fecture. TrĂšs ciblĂ©s, les slogans allaient du traditionnel "tous ensemble" au trĂšs significatif "Sarko t'es foutu, les papys sont dans la rue". Plusieurs politiques Ă©taient prĂ©sents. Cela Ă©tait notamment le cas de Paul VergĂšs (PCR), Pierre VergĂšs ou encore Gilbert Annette (PS).La mobilisation a visiblement satisfait les dirigeants syndicaux. "Il y a beaucoup de monde dans la rue. La mobilisation est rĂ©ussie", souligne Ivan Hoareau, secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la CGTR. "HonnĂštement, nous ne pensions pas arriver Ă ce degrĂ© de mobilisation", ne cache pas le dirigeant syndical. "Maintenant il faut que nous maintenions la pression et que nous mettions toutes nos actions en perspective", dit encore Ivan Hoareau. Il cite les dates du 13 juillet, oĂč le conseil des Ministre doit examiner le projet de rĂ©forme des retraites, et celle du 7 septembre oĂč le projet sera examinĂ© par le Parlement.
"Notre mobilisation va monter crescendo. Nous allons y associer les jeunes et les mouvements associatifs", ajoute le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la CGTR. Armand Hoarau, dirigeant de l'UNSA abonde dans ce sens. "Nous sommes dans le cadre d'un mouvement citoyen. Les jeunes, les associations mais Ă©galement les partis politiques sont invitĂ©s Ă nous rejoindre. Le PS et le PCR ont toujours Ă©tĂ© au cotĂ© des travailleurs il faut donc qu'ils soient Ă nos cĂŽtĂ©s", commente le dirigeant syndical. Pour lui comme Ivan Hoareau, la lutte contre le projet de rĂ©forme des retraites "n'est pas perdue d'avance". Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la CGTR note toutefois: "Il est vrai que la bataille sera dure car elle revient Ă faire changer les orientations des politiques menĂ©es par Nicolas Sarkozy. Mais je ne serais pas dans la rue si je ne croyais pas Ă la victoire". Armand Hoarau termine: "Il y a eu des prĂ©cĂ©dents dans l'histoire sociale de ce pays oĂč des luttes ont Ă©tĂ© gagnĂ©es grĂące Ă la mobilisation forte des travailleurs".






