Grùve dans l'Éducation nationale

Rendez-vous en septembre

  • PubliĂ© le 18 juin 2003 Ă  00:00
Mardi 18 juin 2003
Les TOS devront attendre jusqu'en septembre pour ĂȘtre fixĂ©s sur leur sort

Les TOS (techniciens et ouvriers de service) de l'Éducation nationale devront attendre jusqu'en septembre prochain pour ĂȘtre fixĂ©s sur leur sort. Les syndicats ont annoncĂ© ce mardi 17 juin 2003 qu'un groupe de travail va proposer au gouvernement de faire en sorte que La RĂ©union ne soit pas concernĂ©e par le transfert des personnels non enseignants de l'Éducation nationale aux collectivitĂ©s. Des TOS grĂ©vistes ont annoncĂ© qu'ils n'attendront pas cette Ă©chĂ©ance

Plusieurs centaines de personnes TOS, conseillers d'orientation, personnel mĂ©dical, assistants sociaux et enseignants, s'Ă©taient rĂ©unis devant la prĂ©fecture dĂšs le dĂ©but de la matinĂ©e. L'intersyndicale devait ĂȘtre reçue par le prĂ©fet, Gonthier Friedrici, dans le cadre d'une rĂ©union de concertation avec le recteur, Christian Duverger, le prĂ©sident du conseil rĂ©gional, Paul VergĂšs et le prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral, Jean-Luc Poudroux.
Un point principal Ă©tait Ă  l'ordre du jour : le refus des TOS d'ĂȘtre transfĂ©rĂ©s aux dans les collectivitĂ©s. La rĂ©union a commencĂ© Ă  11 heures. Elle s'est terminĂ©e plus de trois et demie plus tard. Le rĂ©sultat des discussions n'a visiblement pas Ă©tĂ© Ă  la hauteur des espĂ©rances des grĂ©vistes. Devant les grĂ©vistes rĂ©unis devant l'entrĂ©e de la prĂ©fecture, Gilbert Romain porte-parole de l'intersyndicale a donnĂ© lecture d'un bref communiquĂ©. "Tenant compte du refus de la totalitĂ© des TOS d'ĂȘtre transfĂ©rĂ©s dans les collectivitĂ©s, les prĂ©sidents de ces collectivitĂ©s et l'intersyndicale ont convenu de demander au gouvernement de prendre en compte la spĂ©cificitĂ© de La RĂ©union. Un groupe de travail va ĂȘtre constituĂ© pour faire une proposition concrĂšte en ce sens Ă  l'État" lisait-il.
ColĂšre dans la foule. "On veut une rĂ©ponse maintenant pas en septembre" lançaient des manifestants. Jean-Luc Poudroux se faisait huer pour avoir dit "vous ĂȘtes sans doute fatiguĂ©s". Il se fera Ă  peine entendre lorsqu'il ajoutera "nous allons travailler ensemble pour ĂȘtre entendus par le gouvernement".

"Ne pas se tromper d'adversaires"


Paul VergÚs pour sa part était applaudi. Et pour cause, le président du conseil régional a toujours dit qu'il n'était ni demandeur ni preneur de personnels transférés. Il l'a répété en incitant les grévistes à faire en sorte que "tous les élus soutiennent la demande de dérogation">.
Les représentants syndicaux essayaient ensuite de prendre la parole. Ils étaient immédiatement hués et accusés de trahison.
Il a fallu de longues minutes avant que Jean-Marc Gamarus de la CGTR arrive à calmer les esprits en demandant aux grévistes de "ne pas se tromper d'adversaires. Nous sommes avec vous dans le combat contre la politique de Raffarin".
Le rassemblement se dispersait peu aprĂšs dans la plus grande confusion. Certains appelaient Ă  bloquer le centre d'examen du lycĂ©e de Saint-AndrĂ© ce mercredi matin. D'autres voulaient aller manifester au Port jeudi matin, jour du rassemblement prĂ©vu Ă  Saint-Pierre par l'intersyndicale. Aucune dĂ©cision n'a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e sur la suite du mouvement.
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