Protection du territoire

Lutte contre les inondations : le TCO investit 139 millions d'euros

  • PubliĂ© le 13 septembre 2018 Ă  02:58
  • ActualisĂ© le 13 septembre 2018 Ă  06:07
TempĂȘte tropicale Fakir mardi 24 avril 2018

Le TCO investit 109 millions d'ici 2030 pour lutter contre les inondations. Sur 2018 et 2019, 26 millions d'euros seront alloués pour les plans d'action pour la prévention contre les Inondations (PAPI) sur le secteur de l'Hermitage et de La Saline les bains et 12 millions sur celui de La RiviÚre des Galets. Ce budget conséquent va avoir une petite répercussion sur le montant des taxes fonciÚre et d'habitation, bientÎt dans les boites aux lettres, mais au bout du compte, c'est la mise en sécurité des personnes et des biens immobiliers qui se joue. Et l'embellissement et la valorisation du territoire.

" Avec les travaux que nous lançons, nous anticipons sur les risques que prĂ©sentent le rĂ©chauffement climatique et la montĂ©e des eaux. Notre prioritĂ©, c’est d’assurer la protection des biens et des personnes contre les risques d’inondations et de permettre ainsi la poursuite du dĂ©veloppement du territoire ", a expliquĂ© Guy Saint-Alme, 12e vice-prĂ©sident du TCO, lors d'une confĂ©rence de presse ce mercredi 12 septembre 2018, qui avait pour but de prĂ©senter les premiĂšres actions GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et PrĂ©vention des Milieux Aquatiques). Le programme s'Ă©tend sur 12 annĂ©es, de 2018 Ă  2030 et concernera 25 km de digues, 38 cours d'eau (325 km) et 60 km de littoral. Les premiĂšres Ă©tapes de ce plan pluriannuel concernent L'Hermitage et La Saline, ainsi que La RiviĂšre des Galets avant de passer plus au sud, avec Saint-Leu.

26 millions d'euros pour les PAPI Hermitage-Saline Les Bains

Le projet global sur ce secteur permet la protection de 4800 personnes et 1600 bĂątis actuellement exposĂ©s au risque d’inondation en crue centennale en rĂ©duisant au minimum les rejets d’eaux pluviales et leurs impacts sur le lagon. Sont concernĂ©es 15 ravines allant de la Ravine joyeuse au nord Ă  la Ravine Trois Bassins au sud. Les chantiers concernent des crĂ©ations de bassines ou zone de stockage en amont de l’ex RN1,  des ouvrages de recalibrages et/ou de dĂ©rivations des ravines. Le niveau des digues est calĂ© pour la crue centennale. Les futurs amĂ©nagements sont Ă©tudiĂ©s pour minimiser l’impact des rejets d’eaux pluviales dans le lagon.

En phase 1, soit de septembre 2018 Ă  2021, seront rĂ©alisĂ©es les digues de protection en amont du pont Dalot de l’ex RN, ainsi que des travaux de dĂ©rivation au Sud de la Saline, la ravine Hermitage secteur amont nord et secteur amont sud, ainsi que les amĂ©nagements paysagers.
Un gros travail de dĂ©frichage sera menĂ© dĂšs mi-septembre, avec le dĂ©placement de certains arbres. En effet, Ă  proximitĂ© de l’ouvrage hydraulique, conserver des arbres Ă  fortes racines pourrait causer des dommages aux fondations de la digue.  Une phase 1 budgĂ©tĂ©e Ă  15,45 millions d’euros HT. 

DĂšs la mi-septembre, les travaux concerneront Ă  l’Hermitage les bas de la descente de la RD 100 (voie canniĂšre) et ses accotements, ainsi que les accotements de la RN1 Ă  l’Ermitage Les Bains (cĂŽtĂ© Jardin d’Eden et cĂŽtĂ© ƒil de bƓuf). A La Saline Les Bains, le chemin Bruniquel et ses accotements, les accotements de la route du Trou d’Eau le long du parcours sportif.

A la mi-octobre, seront rĂ©alisĂ©s les premiers travaux de pose de dalots sous chaussĂ©e, la rĂ©alisation de protection et les travaux de recalibrage de la ravine La Saline dans ses mĂȘmes secteurs. Travaux qui s’étendront jusqu’en 2020.

En phase 2, soit Ă  partir de 2022,  seront menĂ©s les travaux d’endiguement de la ravine Hermitage aval, ceux de la ravine Joyeuse et les amĂ©nagements paysagers. Les ouvrages de dĂ©rivation prĂ©vus au sud de la Saline exigent une procĂ©dure d’expropriation fonciĂšre.  Un budget de 8,1 million d’euros HT a Ă©tĂ© affectĂ© Ă  cette phase 2.

12 millions d'euros pour les PAPI RiviĂšre des Galets

Les travaux de confortement des digues ont dĂ©jĂ  commencĂ© sur la rive saint-pauloise, portoise. D’autres secteurs sensibles (centre-ville de Saint-Paul, Savannah, quartier Jacquot, La Plaine, centre-ville de Saint-Leu, littoral) sont Ă©galement concernĂ©s par des actions, des Ă©tudes et des travaux dans les annĂ©es Ă  venir.

Le TCO se charge aussi de l’entretien du patrimoine dĂ©jĂ  existant de l’ensemble des 25 km de digues de protection contre les inondations.
D’autres actions sont Ă©galement rĂ©alisĂ©es sur la RĂ©serve naturelle nationale de l’Etang Saint-Paul (enlĂšvement des plantes exotiques, entretien et dĂ©gagement des Ă©coulements), sur la Ravine Saint-Gilles ou encore la mise en Ɠuvre d’une gestion concertĂ©e sur les cordons littoraux.

Qui paie quoi ?

Le TCO, comme toutes les intercommunalitĂ©s d’agglomĂ©rations, a hĂ©ritĂ© de la compĂ©tence de Gestion des milieux aquatiques et de prĂ©vention des inondations (GEMAPI), charge qui revenait auparavant en grande partie aux communes. Lesquelles ne disposaient pas du budget nĂ©cessaire pour entreprendre des grands chantiers d’anticipation du risque inondations. PlutĂŽt que de laisser les ouvrages en souffrance, l’Etat a donc dĂ©cidĂ©, par la loi du 7 aoĂ»t 2015, de refiler le bĂ©bĂ© aux intercommunalitĂ©s Ă  partir du 1er janvier 2018. Sauf que le budget nĂ©cessaire n’a pas Ă©tĂ© fourni avec la compĂ©tence. D’oĂč la nĂ©cessitĂ©, pour le TCO, de crĂ©er une taxe GEMAPI afin de financer cette mission.

Lire aussi "Gemapi", une taxe contre les inondations

Pour ce faire, les Ă©lus du TCO ont donc votĂ© une enveloppe annuelle de 10 millions d’euros pour effectuer les travaux relevant de cette nouvelle compĂ©tence, soit 109,31 millions d’euros pour la durĂ©e du plan pluriannuel d’investissement 2018-2030 de la GEMAPI.

Ce budget est tirĂ© de subventions publiques, du FCTVA (fond de compensation sur la taxe Ă  valeur ajoutĂ©e), des fonds propres du TCO, de l’emprunt
 et de la taxe GEMAPI qui va figurer pour la premiĂšre fois sur les relevĂ©s des taxes fonciĂšre et d’habitation.

La taxe GEMAPI, qui reprĂ©sente une collecte de trois millions d’euros par an en moyenne, sera acquittĂ©e par les contribuables imposables : les 61 100 propriĂ©taires de la taxe fonciĂšre (collectivitĂ©s, entreprises et particuliers, les 53700 foyers redevables de la taxe d’habitation et les 15 800 entreprises redevables de la taxe fonciĂšre sur les propriĂ©tĂ©s bĂąties. Elle n'excĂšdera pas 40 euros par an rĂ©partis sur les quatres taxes locales (TH, TF, TFPNB et CFE). "91% des contribuables paieront entre 19 et 40 euros", conclut Guy Saint Alme. Qui le rĂ©pĂšte : "Avec le changement climatique, les inondations risquent de s'accroĂźtre, il fallait s'engager, impulser une nouvelle dynamique avec l'adoption d'un scĂ©nario ambitieux et faire appel Ă  la solidaritĂ© intercommunale pour se donner les moyens de prĂ©venir les inondations".

ml/www.ipreunion.com

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1 Commentaires
le poisson pierre
le poisson pierre
7 ans

que de belles paroles..!!!sous couvert de protection des personnes et des biens les grands dĂ©cideurs vont nous faire du Tout BĂ©ton..il suffit juste de regarder les futures constructions qui sont dans les cartons..!!!il faut arrĂȘt prendre de moun poud couillons ..!!!