Canne : un début de campagne sucrière fixé au 13 juillet dans le sud, un choix qui ne fait pas l’unanimité

  • Publié le 24 juin 2026 à 13:52
  • Actualisé le 24 juin 2026 à 14:47
campagne sucrière

Ce mardi 23 juin 2026, les représentants des planteurs et des industriels se sont réunis à l'usine du Gol dans le cadre de la Commission Mixte d'Usine. Lors de la réunion, a été actée à la majorité, la date de début de la campagne sucrière dans le sud. Elle débutera le 13 juillet 2026. Une date "nécessaire" pour la FDSEA et les Jeunes agriculteurs (JA). Mais une date qui ne convient ni à la CGPER, ni à l'UPNA, qui dénoncent "un déni de démocratie" (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)

Dans un courrier adressé à la presse ce mardi, la CGPER et l'UPNA ont dénoncé "un véritable scandale démocratique où la voix de la majorité des agriculteurs a été confisquée par une alliance minoritaire contre-nature avec l'industriel".

Des propos que réfutent le FDSEA et les JA. "On ne s'est pas vendus à l'usinier. Nous étions d'accord, l'usinier avait le même point de vue que nous", dit Bryan Alaguirissamy, premier vice-président des Jeunes agriculteurs et élu à la CMU du Gol.

"On est pas la pour faire de la politique, nous on travaille dans l’intérêt des planteurs", ajoute la FDSEA.

- Les syndicats divisés sur la date d'ouverture de la campagne sucrière dans le sud -

Pour la CGPER et l'UPNA, "sur le terrain, la majorité des planteurs présents ont voté et exigé l'ouverture de la campagne au 20 juillet pour préserver la maturité de la canne".

Un avis qui diffère de celui de la FDSEA et des JA. "Nous avons appelé quasiment la plupart de nos planteurs du sud-ouest et les informations remontées c'est qu'il y a eu un aléa climatique et par rapport à cela ça devient compliqué de couper", explique Bryan Alaguirissamy, premier vice-président des Jeunes agriculteurs et élu à la CMU du Gol.

D'autant que "les agriculteurs ont peur que les rats entrent dans les champs, abîment, surtout que c'est dangereux pour les planteurs eux-mêmes".

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- "Le 13 ou le 20, ça ne change rien" -

Bryan Alaguirissamy poursuit, "que l'on démarre le 13 juillet, permet de laisser du temps aux agriculteurs en fin de campagne (prévue le 14 décembre au plus tard), de suivre l'itinéraire technique pour la suite".

"Ces dernières années, avec des démarrages tardifs, cela a occasionné du stress pour les agriculteurs car ils n'ont pas le temps de faire l'entretien derrière, la coupe, le désherbant, remettre des engrais… C'est pour cela que l'on perd en surface de canne", dit encore le premier vice-président des Jeunes agriculteurs.

"Si la campagne débute le 20, on doit de toute façon commencer à couper dans la semaine du 13 juillet", dit-il. "Cela ne changera pas le point de richesse".

- La CGPER et l'UPNA dénonce une "opacité financière inacceptable" -

Pour ces deux syndicats agricoles, "il est inadmissible et intolérable de vouloir imposer à marche forcée un début de campagne au 13 juillet alors même que les industriels maintiennent les planteurs dans une opacité financière totale concernant la campagne précédente".

Ces derniers demandent des comptes à l'industriel. "Où sont les chiffres ?", disent-il.

"Lors de l'installation du nouveau président du CPCS (Comité Paritaire de la Canne et du Sucre), il a été explicitement demandé aux industriels de communiquer des éléments vitaux pour nos exploitations : le montant exact des dettes des planteurs pour la campagne 2025, ainsi que le détail et la justification des retenues opérées sur leurs revenus. À ce jour, aucun élément, aucun chiffre n'a été communiqué par Tereos. C'est une attitude intolérable", poursuivent les agriculteurs.

Ils exigent, avant l'ouverture de la campagne sucrière sur l'ensemble de La Réunion, "que les industriels transmettent à chaque planteur le montant exact restant dû pour la campagne 2025, le détail précis des retenues qui ont été faites, et à quoi elles correspondent précisément".

ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

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1 Commentaires
Pierre
Pierre
56 minutes

Le vrai problème c’est la quantité et la dangerosité dès intrants qui vont être déversés dans les champs, pour la population c’est un angle morts et un déni d’information.