Après un mois de mobilisation, la grève des salariés de Cise Réunion a pris fin ce mardi 3 novembre 2026 au soir. Plusieurs organisations syndicales, dont l’Unsa, la CFDT et la CFE-CGC, ont signé un protocole de fin de conflit avec la direction. Si des avancées sociales et financières ont été obtenues, les syndicats regrettent l’absence d’accord sur la prime de vie chère et des réponses jugées insuffisantes concernant l’organisation du travail. Les bureaux clientèles rouvrent ce mercredi, dans plusieurs communes de l'est et du sud de l'île. (Photo Stephan Laï-Yu / www.imazpress.com)
C’est la fin d’un mois de grève chez la Cise. Après plusieurs jours de négociations, un protocole de fin de conflit a été signé, électroniquement, mardi soir, par plusieurs organisations syndicales. Les salariés reprennent progressivement leurs fonctions.
"Depuis samedi, les syndicats ont commencé à négocier un protocole de fin de conflit. On a demandé deux jours pour se concerter avec les salariés", explique Stéphane Ramassamy, délégué syndical Unsa Cise et technicien électromécanicien au sein de l'entreprise.
Une sortie de crise devenue nécessaire pour les grévistes, financièrement éprouvés par plusieurs semaines de mobilisation. "Financièrement, c’est compliqué pour les salariés de continuer la grève. On nous a déjà amputé six jours le mois dernier. On essuie pas mal de revenus perdus tout ce temps", confie le syndicaliste.
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- Des primes obtenues, mais pas les 15 % de vie chère réclamés -
Parmi les avancées obtenues figure une prime d’insularité exceptionnelle de 150 euros pour 2026, qui sera versée en une seule fois au mois de novembre. Les salariés bénéficieront également d’une augmentation de 50 euros de la prime de l’eau, portant son montant annuel à 400 euros, contre 350 euros auparavant.
La direction a par ailleurs proposé une enveloppe de 26.000 euros consacrée aux œuvres sociales pour 2026. En revanche, la revendication d’une majoration de salaire au titre de la vie chère n’a pas abouti : "On a demandé 15 % de vie chère, la direction refuse. On a démontré que des dirigeants gagnent 30 % de plus. On n’a rien obtenu à ce niveau", déplore Stéphane Ramassamy.
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- Des avancées sur la gestion des emplois et des compétences -
Des améliorations ont été négociées concernant la gestion des emplois et des compétences, avec la proposition de mettre en place des formations locales. Les syndicats souhaitent que ces dispositions soient concrétisées avant la fin du premier trimestre 2027, afin de permettre aux salariés d’étudier leurs perspectives d’évolution professionnelle.
Mais sur la question de l’encadrement, les réponses de la direction restent insuffisantes aux yeux des représentants du personnel. "Certains salariés sont rattachés au national et n’ont pas de responsables sur place, ce qui rend compliquée la gestion des équipes", souligne le délégué Unsa.
Le protocole prévoit également des mesures concernant l’organisation du travail. Les réunions devront notamment se terminer au plus tard à 18 heures, afin de tenir compte du décalage horaire avec l’Hexagone. Les salariés pourront toutefois participer volontairement à des réunions organisées au-delà de cet horaire.
- "On fait face à une direction qui n’est qu’administrative" -
Malgré la signature de cet accord, Stéphane Ramassamy ne cache pas sa déception. "Ce qu’on a compris après un mois de grève, c’est qu’on fait face à une direction qui n’est qu’administrative. Il n’y a pas d’humain", il estime. Le représentant syndical dénonce notamment les différences de traitement entre les dirigeants et les agents de terrain. "Des gens touchent 30 % de plus de leur salaire de base. Ce sont des salaires de dirigeants, certes, mais c’est problématique puisque nous, agents qui faisons le travail sur le terrain, nous n’avons rien obtenu à ce niveau".
Une amertume d’autant plus forte que le conflit a fait réagir plusieurs acteurs institutionnels. "Malgré un mois de mobilisation, le soutien de la préfecture, des intercommunalités et de l’inspection du travail, on voit bien que les multinationales ne pensent qu’à faire du chiffre", regrette Stéphane Ramassamy.
- Les bureaux clientèles rouvrent leurs portes -
La reprise progressive du travail marque donc la fin de la mobilisation, sans pour autant lever toutes les revendications des salariés de Cise Réunion.
Dans un communiqué, la Cise a, par ailleurs, communiqué à ces usagers de la réouverture de leurs bureaux clientèles à compter de ce mercredi 4 novembre, dans les communes du Tampon, de Saint-Joseph, de La Plaine des Cafres, de Saint-André et de Sainte-Marie.
"À l’exception du bureau clientèle de Saint-Benoît qui rouvrira le jeudi 5 novembre 2026", précise Cise Réunion. "Les usagers peuvent toutefois joindre le service par téléphone, une permanence téléphonique étant assurée".
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Un mois de grève aucun coupures ni travaux l'eau fuit partout Ok mais le jour de reprises comme par hasard coupure d'eau kel excuse pour sa baisse tension d'eau hein où foutage de gueule si zot veux pas travailler allé voir pôle Ok laisse lé sérieux travail tranquille pour le peuple Ok sera la guerre dû peuple en vers vous croire moi et coupe encore zot va trouve le peuple en colère