Ce mercredi 13 mai 2026, la ville de Saint-Denis dresse le bilan des actions menées en 2025 autour des grands enjeux de santé publique du territoire : santé mentale, prévention, nutrition, jeunesse, inclusion des publics vulnérables ou encore santé environnementale. Dans la capitale, 100.000 habitants ont bénéficié d'un des programmes santé offerts par la ville et financés en partie par l'Agence régional de Santé. La ville demande à l'Agence Régional de Santé, ARS, de maintenir son engagement financier au Contrat Local de Santé ( Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com) (Photo photo Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
La ville de Saint-Denis finance à près de 900.000 euros par an ce Contrat Local de Santé, CLS, l'État participe autour de 320.000 euros. Des financements dont la maire de la ville souhaite bénéficier encore dans deux années, à la fin du contrat qui l'unit à l'ARS.
- Écoliers, seniors, femmes victimes de violence : une action pour chaque public -
Selon Ericka Bareigts, maire de la ville l'impact de ce CLS sur la santé des habitants de la ville et des visiteurs ne fait plus aucun doute :
"On s'est mis d'accord avec l'État et avec l'ARS sur des axes qui nous semblent très importants en termes de prévention. La jeunesse, les seniors, bien vieillir et vous savez que cela nous tient à cœur, tout ce qui est maladies de civilisation comme le diabète par exemple, bien manger, santé mentale qui est pour nous importante et on va donner une ampleur singulière à cette action-là, donc Fanm deboute, sur les violences faites aux femmes et aussi aux enfants."
Elle ajoute : "Tout ce programme d'action avec des fiches bien précises, des actions bien précises, des associations, des médecins, des professionnels, des infirmiers, cela fait trois ans qu'on y travaille et on fait des actions par exemple quand vous allez dimanche au Barachois, vous avez un dépistage diabète si vous le souhaitez, c'est dans le contrat local de santé. Quand on fait fente debout une fois par an, c'est dans le contrat local de santé." Écoutez.
"La santé c'est de dire que chaque personne est précieuse et qu'il faut qu'elle prenne soin d'elle, c'est ça le message de la santé" conclut la maire de Saint-Denis.
Jean-Jacques Coiplet, Directeur général de l'ARS salue l'engagement des 22 villes de La Réunion dans le domaine de la santé, vecteur de développement économique et social et de cohésion selon lui. "La santé est au cœur des préoccupations de nos concitoyens." Écoutez.
Pour le directeur de l'ARS, le futur va passer par le développement des compétences psychosociales, il explique :
"On appelle cela souvent le cinquième savoir, celui de l'affectif. Et qui permet dès l'école maternelle, avec des enseignants formés, ou avec des éducateurs formés, ou avec des travailleurs sociaux formés, de permettre à celles et ceux qui en bénéficient de s'écouter, de ne pas être dans le jugement, d'être dans l'empathie, de savoir argumenter, de savoir dire non. Ça marche, alors pourquoi s'en priver ?"
Future axe de travail pour le directeur de l'ARS : la responsabilité populationnelle, qu'il souhaite faire émerger sur le territoire.
www.imazpress.com/[email protected]


