La rentrée va avoir lieu à La Réunion le mardi 18 août 2026. Tour d'horizon des principales thématiques qui vont évoluer à l'occasion de cette nouvelle année scolaire. (Photo photo RB/www.imazpress.com)
• Une démographie scolaire en baisse
L'académie de La Réunion va compter 1 800 élèves de moins en 2026. Une baisse notable qui s'explique par une "baisse quasi-continue des naissances réunionnaises ces dernières années", selon le rectorat.
Cette baisse s'inscrit dans une "tendance lourde", selon les mots du recteur Rostane Medhi, puisqu'elle va se poursuivre dans les années à venir. En 2035, on estime que La Réunion aura perdu près de 25 000 élèves.
Une dynamique qui va avoir un impact sur le monde éducatif, notamment sur l'utilisation des établissements scolaires. "C'est un phénomène auquel il faut se préparer car cette baisse d'effectifs correspond à une vingtaine de collèges ou de lycées en moins. Il y aura un impact sur le devenir de ces locaux. Mais il y aura une adaptation de ces derniers, pas une fermeture."
Autre conséquence, à terme, de cette diminution du nombre d'élèves : les effectifs dans chaque classe seront réduits, comme le confirme Rostane Medhi. "Il y aura un impact de cette baisse sur la taille des classes. Ce qui est en phase avec le fait qu'actuellement, notre académie se trouve déjà sous la moyenne nationale en matière de nombre d'élèves scolarisés dans chaque classe."
• Une utilisation sous surveillance de l'intelligence artificielle
À l'école comme dans le reste de la société, l'intelligence artificielle (IA) occupe désormais une place centrale. Le ministère de l'Éducation nationale, qui a fixé comme priorité pour les prochains mois d'"instruire et protéger" les élèves, se trouve face à un nouveau défi. Celui de réussir à canaliser et à optimiser les usages du numérique chez les plus jeunes.
Pour y parvenir, le rectorat va lancer une expérimentation en 2026. Un projet va associer 25 enseignants réunionnais volontaires et des chercheurs sur les usages pédagogiques de l'IA générative. Cette recherche va se concentrer sur l'intérêt d'utiliser cette innovation numérique pour enseigner aux élèves.
L'objectif étant ici de s'en servir comme d'un outil fonctionnel sans que les enseignants ou les élèves se fassent happer par cette nouvelle technologie, comme l'explique le recteur. "Le but de notre politique éducative, c'est de trouver comment former nos élèves et les enseignants sans qu'il y ait un basculement dans une fascination morbide ou une peur qui paralyse pour l'IA. Il faut trouver un point d'équilibre."
Un point d'équilibre qui pourrait être atteint plus aisément si l'application de l'interdiction du téléphone portable au lycée, effective dès cette rentrée, parvient à s'appliquer sans heurts. Une possibilité qui reste encore à vérifier dans les semaines qui viennent.


