Saint-Denis : le pilotage de drone fait décoller la curiosité des enfants

  • Publié le 8 novembre 2026 à 17:37
  • Actualisé le 8 novembre 2026 à 17:38
droniste enfant saint denis

Ce samedi 7 novembre 2026, le marché de nuit de Saint-Denis s'est doté d'une animation différente, tranchant même avec les stands d'artisanat : le pilotage de drone. Si vous étiez dans le coin, vous avez peut-être aperçu une sorte de cage dans laquelle volaient ces engins, pilotés par des enfants. Thierry Collignon en était l'instigateur. Fondateur des Ptits dronistes, il a émerveillé les enfants présents le temps d'une manipulation de quelques minutes. "Les drones ont les utilise partout à partir de 14 ans. Les petits sont émerveillés et j'ai souhaité mettre les drones à leur portée, en toute sécurité" confie le fondateur à Imaz Press (Photos : D.R)

Passionné par les drones, Thierry Collignon est titulaire de son CATT (Certificat d'Aptitude Théorique de Télépilote) depuis 4 ans et de son CATS (Certificat d’Aptitude Théorique Spécifique) depuis moins d'un an.

Petit, il a toujours eu le nez pointé vers le ciel au moindre son ou à la moindre silhouette le surplombant. Ce réflexe, il le sait, tous les enfants ont le même. Avec son associé Lionel Ghighi, il a voulu initier les petits à l'art du pilotage. "Je suis parti voir l'aviation civile afin de donner envie aux enfants, mais surtout leur donner l'opportunité de piloter un drone", nous explique Thierry Collignon. "Avec un drone, on peut faire des métiers de technicien, de la photo, des relevés thermiques, etc. ; c'est un outil qui évolue", continue-t-il.

- Le drone un outil pédagogique -

Le drone peut être une passion ou un loisir mais Thierry Collignon tient à souligner son efficacité en tant qu'outil pédagogique. "On fait des maths, du français, de l'histoire, de la physique, etc. Les enfants apprennent à faire avancer un objet dans un plan, ils apprennent à faire des phrases structurées, à observer des animaux ou encore à comprendre ce qu'est une batterie, etc".

Tant d'utilité que les enfants ne peuvent qu'en rêver. "Au marché de nuit ce samedi, les petits se mettaient en rang et attendaient patiemment leur tour. Ils étaient très disciplinés", nous raconte le fondateur. Présents à Saint-Denis ce samedi soir, 7 novembre 2026, Thierry Collignon et Lionel Ghighi n'ont pas pris la place d'assistants maternels mais ont conquis les enfants qui ont fait preuve d'une grande patience pour voir enfin leur tour à eux aussi, arriver. Placés à côté de la statue de Roland-Garros, "c'était encore plus significatif".

Deux à trois minutes de pilotage dans une volière de 3 m de large, 6 m de long et 3 m de haut ont suffi pour que naissent sûrement de nouvelles vocations. L'enfant pilote le drone à l'extérieur de la volière.

S'il tombe, il n'atterrit pas bien loin. S'il s'envole d'un coup, pas de panique, il n'ira pas bien loin. Les drones cloisonnés, les petits pilotent en toute sécurité, le matériel l'est aussi.

"C'est évolutif. On peut mettre deux volières côte à côte et là, on aura un espace encore plus grand", explique le fondateur.

- Des vocations à faire naître même dans les écoles -

Sur le long terme, le but de cette initiation serait de s'étendre jusque dans les écoles. "Nous allons voir avec le Rectorat si cela est envisageable", nous dit le fondateur. Une idée qui n'a pas uniquement fleuri dans l'esprit des deux collaborateurs puisqu'ils reçoivent déjà de nombreux commentaires leur demandant de venir démocratiser cette pratique dans les écoles.

"Notre but est de transmettre cette pratique aux intéressés, aux curieux, pour qu'ils ramènent leurs copains et qu'ils apprennent la coopération, l'esprit d'équipe et la concentration", dit le fondateur.

- Derrière le pilotage des valeurs de partage et de sécurité -

Thierry Collignon ne manque cependant pas de rappeler les réglementations autour de l'utilisation du drone. "Je vous conseille d'aller sur le site de l'aviation civile. Il y a des hauteurs, des horaires, des distances et des autorisations à respecter". Mais surtout, il rappelle de toujours tester son matériel.

Pour ne rien laisser passer, il a inventé un moyen mnémotechnique : S.T.O.P (Sécurité, Tester, Observer, Pilotage). Après avoir sécurisé, testé son matériel et observé les environs, le pilote est prêt à se lancer.

Plus qu'une passion, pour Thierry Collignon, son but est de continuer à faire rêver les enfants qui, comme lui, ont toujours le nez pointé vers le ciel.

cs/www.imazpress.com/[email protected]

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