Obligatoire si votre résidence principale est équipée d’un accès à internet et que vous êtes en mesure de faire votre déclaration en ligne, la déclaration des revenus de 2025 débute ce jeudi 9 avril 2026 à La Réunion, comme dans le reste du pays. La population de l'île aura jusqu'au 4 juin, 23h59, pour le faire. Et pour la version papier ? La date limite est fixée au mardi 19 mai à 23h59.
Comme à chaque fois, la date limite pour déclarer vos revenus dépend de votre département de résidence principale :
- départements 1 à 19 : 21 mai
- départements 20 à 54 : 28 mai
- départements 55 à 976 (et donc La Réunion) : 4 juin
Pour la version papier, la date limite est fixée au mardi 19 mai à 23h59, le cachet de la Poste faisant foi.
- Il est temps de déclarer vos revenus aux impôts -
La déclaration de revenus permet à l'administration de calculer le montant total d'impôt sur le revenu dû au titre de l'année d'imposition - donc pour l'année 2025 -, et ainsi de déterminer si le foyer fiscal est redevable d'un solde au regard des sommes déjà acquittées via le prélèvement à la source.
Les contribuables vont devoir se connecter à leur espace particulier sur le site impots.gouv.fr, à l'aide de leur identifiant fiscal - annoté en haut à gauche sur le dernier avis d'imposition - et de leur mot de passe.
En principe, la déclaration de revenus est déjà préremplie. Attention toutefois, l'administration n'est pas à l'abri de commettre des erreurs. Toutes les informations mentionnées doivent donc être vérifiées.
Au-delà de vos revenus, pensez à déclarer certaines dépenses qui peuvent réduire votre facture fiscale. C'est notamment le cas des services à la personne : ménage, jardinage, cours particuliers, garde d'enfants, aide aux personnes âgées… Ces dépenses ouvrent droit à un crédit d'impôt égal à 50 % des dépenses engagées, dans la limite de 12.000 euros par an.
Idem, si vous avez effectué de dons à des associations ou des fondations en 2025, n'oubliez pas de les déclarer.
- Le nouveau barème de l'impôt sur le revenu -
La loi de finances 2026 revalorise le barème de l'impôt sur le revenu de 0,9 %, en lien avec l'inflation, "afin de ne pas pénaliser les ménages dont les revenus n'ont progressé qu'au rythme de la hausse des prix", précise le site des impôts.
Voici les barèmes de l'impôt 2026 sur les revenus 2025 :
- jusqu'à 11 600 euros : 0%
- de 11 601 euros à 29 579 euros : 11%
- 29 580 euros à 84 577 euros : 30%
- 84 578 euros à 181 917 euros : 41%
- au-delà de 181 917 euros : 45%.
À noter que l’abattement pour les retraités est maintenu.
En cas de doute, un simulateur officiel est disponible sur impots.gouv.fr pour calculer votre impôt avant de déclarer.
- Vous avez commis une erreur ? Pas de panique -
Les possibilités de rectification sont nombreuses, qu'on déclare en ligne ou sur papier.
Pendant la période déclarative, vous pouvez effectuer autant de corrections que nécessaire depuis votre espace Finances publiques ou l'application mobile, en cliquant sur "Corriger". Après réception de votre avis d'imposition, un service de correction en ligne sera disponible de mi-août à mi-décembre 2026.
Sur papier, une fois l'avis reçu, vous pouvez formuler une réclamation jusqu'au 31 décembre de la deuxième année suivant le dépôt, par messagerie sécurisée ou courrier.
- Qu’est-ce que je risque en cas de retard ? -
Si votre déclaration de revenus est transmise en retard, vous êtes exposé à une majoration. Celle-ci s’élève :
- à 10 % de votre impôt si vous n’avez fait l’objet d’aucune mise en demeure.
- à 20 % de votre impôt si votre déclaration de revenus est transmise dans les 30 jours qui suivent une mise en demeure.
- à 40 % de votre impôt au-delà du délai de 30 jours qui suit votre mise en demeure.
"Les pénalités pour retard de déclaration sont calculées sur le montant total de l’impôt dû, sans prise en compte des acomptes et prélèvements déjà versés", indique le site internet du service public.
Les autorités expliquent par ailleurs qu’un contribuable qui accuse un retard dans sa déclaration est susceptible de faire l’objet "d’intérêts de retard" : "Ils s’élèvent à 0,20 % de l’impôt dû par mois de retard (soit 2,4 % sur 1 an)", indiquent les Finances publiques.
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