"Voir la personne avant le handicap", telle est la mission que s'est donnée la jeune association "Les sens de la vie". Elle œuvre pour l'inclusion des enfants présentant une ou plusieurs déficiences sensorielles. Née d'une expérience personnelle, l'association possède de grandes ambitions. Une première action est prévue ce mercredi 28 octobre 2026 à la Berge de la Rivière des Roches à Saint-Benoît, de 8 h à 12 h. Un groupe d'enfants atteints de déficiences sensorielles vont participer au cross du collège La Salle Alexandre Monnet (Photo : Richard Bouhet/www.imazpress.com)
"Voir la personne avant le handicap", un défi que s'est lancé "Les sens de la vie", première association à La Réunion destinée aux enfants déficients sensoriels, visuels et auditifs, âgés de 0 à 18 ans, créée par Gwenaëlle Salambo, accompagnée de son mari et d'une amie.
Pour Gwenaëlle Salambo, présidente, cette jeune association née en août 2026 est un projet semblable à un nouveau-né : précieux et destiné à faire de grandes choses. "L’inclusion commence lorsque nous apprenons à regarder au-delà du handicap, à accueillir les différences et à donner à chacun sa place."
- Une association née d'une expérience personnelle -
Le projet a pour but d'accompagner les parents dans l'insertion de ces enfants présentant une ou plusieurs déficiences sensorielles. Comment ? À travers des sorties et des activités adaptées, mais aussi à travers des temps d'échanges avec les familles.
Sans véritables compétences dans le domaine, Gwenaëlle Salambo et ses acolytes sont pourtant les mieux placés pour agir. Parents d'une fille malvoyante âgée de 5 ans, la présidente et son mari ont longtemps cherché le moyen d'inclure leur fille afin de ne la priver de rien.
Aucune association n'offrait alors les aides et l'accompagnement nécessaires aux enfants dans la même situation que leur fille. "Pour une sortie scolaire dans un musée, il n'y avait rien d'adapté pour les gens en déficience visuelle", explique la présidente de l'association. "Au cinéma, nous devons lui souffler ce qu'il se passe car les audiodescriptions, normalement faites pour, ne fonctionnent pas."
Ils ont alors décidé de donner eux-mêmes vie à l'association qui fait "grandir le regard que nous portons sur la différence".
C'est ainsi qu'est né "Les sens de la vie", un jeu de mots entre "l'essence" et "les sens auditifs et visuels". "Ces enfants ne doivent pas être mis en marge de la culture", continue Gwenaëlle Salambo.
- "Un handicap ne définit jamais une personne"-
Posséder un handicap n'est pas synonyme d'inaptitude. "Nous ne voulons pas que ces enfants pensent qu'ils sont démunis. Ils sont capables", affirme Gwenaëlle Salambo.
"Un handicap peut changer la façon de découvrir le monde. Mais il ne définit jamais une personne. Derrière chaque différence, il y a un enfant avec ses envies, ses talents, ses rêves et tant de choses à partager", affirme l'association. En effet, selon la présidente, le handicap d'un enfant ne devrait pas être un frein à la découverte et à l'épanouissement.
L'association permet aux familles d'être accompagnées, de voir d'autres parents, de les aider dans des démarches administratives, de sensibiliser, mais surtout de faire découvrir aux enfants les mêmes choses que ceux qui ne sont pas atteints de déficiences sensorielles.
Cela va passer par des activités comme "du surf, de la plongée, du kayak, le braille, de la culture ou encore des voyages dans le futur, notamment avec des familles qui n'ont pas forcément les moyens", nous indique la présidente.
- Une première action prévue à Saint-Benoît -
Une première action est organisée le mercredi 28 octobre 2026 à la Berge de la Rivière des Roches à Saint-Benoît, de 8 h à 12 h. Avec l'aide de l'IRSAM, un groupe d'enfants présentant des déficiences auditives et visuelles participera au cross du collège La Salle Alexandre Monnet. "Ils prendront part à cette course ensemble, à leur rythme, aux côtés des autres élèves", explique l'association.
Les projets et les idées, il y en a toujours, mais l'association appelle aujourd'hui aux dons. " Nous sommes une association à but non lucratif ; même un euro est important pour nous". Pour aider Gwenaëlle Salambo et son association, il est possible de faire un don ici ou via le QR code ci-dessous.

"L'idéal pour nous, c'est que dans le futur notre association touche le maximum de monde. Qu'il y ait moins de discrimination et pallier la méconnaissance autour de la déficience sensorielle", ajoute la présidente.
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