Manifestation lycéenne : la ville de Saint-Benoît envisage de déposer plainte après les dégradations dans la commune

  • Publié le 5 octobre 2026 à 14:28
  • Actualisé le 5 octobre 2026 à 14:40
Lycée Patu de Rosemont - StBenoit

Ce lundi 5 octobre 2026, la colère lycéenne a connu des débordements sur la commune de Saint-Benoît. Vers le lycée Patu de Rosemont, des jeunes cagoulés ont allumé des feux de poubelles, jeté des galets et dégradé des biens publics. Face à cette situation, la municipalité envisage de déposer plainte et de se constituer partie civile "afin que toute la lumière soit faite sur les faits et que leurs auteurs répondent pleinement de leurs actes devant la justice". La municipalité entend demander réparation pour les dommages causés aux équipements et aux services publics (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)

Des véhicules appartenant à des enseignants ont notamment été dégradés par des jets de projectiles sur le parking de l’établissement et un véhicule de la gendarmerie a été visé.

À proximité de l’école maternelle Les Girofles, la situation et afin de garantir la sécurité des enfants et des personnels, la Ville, en lien avec le rectorat, a décidé de maintenir l’école fermée pour la journée. Les enseignants et les agents communaux présents dans l’établissement ont dû rester confinés à l’intérieur jusqu’au retour au calme et à la sécurisation des lieux.

À l’école élémentaire, l’évolution de la situation a conduit le rectorat à déclencher, en milieu de matinée, le PPMS (Plan particulier de mise en sûreté), entraînant le confinement des élèves dans leurs classes.

- La Ville compte déposer plainte après les dégradations -

Face aux dégradations, la ville de Saint-Benoît envisage de déposer plainte et de se constituer partie civile "afin que toute la lumière soit faite sur les faits et que leurs auteurs répondent pleinement de leurs actes devant la justice".

La municipalité entend également demander réparation pour les dommages causés aux équipements et aux services publics. Ceux qui dégradent les biens collectifs doivent en assumer les conséquences.

La municipalité tient à le rappeler : "les violences commises aujourd’hui ne relèvent en rien d’une mobilisation lycéenne pacifique. Les individus à l’origine de ces débordements, qui ont jeté des projectiles, menacé des personnes et mis en danger des enfants, des personnels éducatifs, des agents municipaux et des forces de l’ordre, ne peuvent se prévaloir du statut de lycéens pour justifier ou masquer leurs agissements. Ce sont des actes de violence et de délinquance, qui doivent être traités comme tels".

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