PĂȘche de loisir : les nouveaux quotas de capture ne passent pas pour les plaisanciers

  • PubliĂ© le 3 novembre 2026 Ă  10:47
  • ActualisĂ© le 3 novembre 2026 Ă  11:08
PĂȘche de loisir

Ce mardi 3 novembre 2026, les pĂȘcheurs de loisir sont nombreux au Port. S'ils ne viennent pas pĂȘcher, ils protestent contre un projet d'arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral visant Ă  limiter les captures Ă  5 kilos de poissons par jour et par personne. Les pĂȘcheurs de loisir et leurs associations dĂ©noncent une stigmatisation et rejettent les accusations de concurrence dĂ©loyale Ă©mises par certains professionnels (Photos : Stephan LaĂŻ-Yu/www.imazpress.com)

Les pĂȘcheurs de loisir dĂ©plorent un dialogue compliquĂ© avec la Direction de la mer sud ocĂ©an Indien (DMSOI). "À chaque fois que l'on fait des propositions, on nous dit non", dĂ©nonce CĂ©dric Payet, pĂȘcheur et membre de l'association "La mer nout libertĂ©". "Nous avons interpellĂ© le prĂ©fet, qui renvoie Ă  la DMSOI et inversement la DMSOI renvoie Ă  la prĂ©fecture."

- 5 kilos de poissons par jour -

Le projet de la prĂ©fecture - soumis Ă  consultation publique - vise Ă  modifier l'arrĂȘtĂ© de 2008 limitant la pĂȘche de loisir Ă  5 kilos de poissons dĂ©mersaux et trois espĂšces de poissons pĂ©lagiques par jour.

Le tout, en reconduisant l'interdiction de pĂȘche de certaines espĂšces (mĂ©rous, raies).

Une ignominie pour les pĂȘcheurs de loisir. "Moi je suis basĂ© dans le sud de l'Ăźle, on ne peut pas sortir tout le temps et quand l'on sort on prend 10 kilos de poisson et on rentre", explique CĂ©dric Payet.

"Cela s'appuie sur une Ă©tude contestable puisque invisible", dit Jacques Dambreville, pĂȘcheur. "Nous demandons que ces 5 kilos soient multipliĂ©s par le nombre de sorties les week-ends et jours fĂ©riĂ©s, soit 900 kilos l'annĂ©e, avec obligation d'avoir un livre de bord pour le contrĂŽle." Écoutez.

Erick Fontaine, maire de La Possession, demande lui la mise en place d'une concertation. "C'est notre tradition qui est en jeu. On doit faire ce dialogue parce qu'aujourd'hui ce qui met en difficultĂ© les petits pĂȘcheurs, ce sont les gros bateaux dans l'ocĂ©an Indien." Écoutez.

Un courrier a été adressé au préfet par plusieurs élus. 

- Des quotas et un risque en cascade pour l'économie locale - 

Les pĂȘcheurs de loisir - au-delĂ  de leur passion pour la pĂȘche - craignent un impact lourd sur l'Ă©conomie locale. "DerriĂšre notre activitĂ©, se trouvent des mĂ©caniciens, des ports de plaisance, des magasins d'accastillage, "lance CĂ©dric Payet. "La pĂȘche de loisir reprĂ©sente 86% de leur chiffre d'affaires."

Il ajoute, "nous participons à l'économie de l'ßle également en mettant du carburant. Pour sortir on met presque 500 de plein dans le bateau".

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- Le ComitĂ© rĂ©gional des pĂȘches rĂ©clame un encadrement strict des prĂ©lĂšvements -

Le ComitĂ© rĂ©gional des pĂȘches (CRPMEM) rĂ©clame un encadrement plus strict des prĂ©lĂšvements pour protĂ©ger des ressources halieutiques fragilisĂ©es.

"Il y a quelques personnes qui font de la pĂȘche, et le loisir reste un loisir. Leurs prises doivent nourrir leur famille, c'est dans la loi.

"Nous, ce qu'on veut, c'est qu'ils rentrent dans la loi, ils restent dans la loi et qu'ils nourrissent leur famille avec leurs prises", a déclaré Gérard Zitte, le président du CRPMEM, lors d'une conférence de presse.

Selon le comitĂ© rĂ©gional des pĂȘches, l'activitĂ© des 200 pĂȘcheurs professionnels de La RĂ©union permettrait de couvrir 80% des besoins en poisson frais du territoire. Les 20% restants seraient couverts par les 3.000 bateaux de loisir enregistrĂ©s sur l'Ăźle.

ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

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