À la suite de la publication de notre article, le mercredi 2 septembre 2026, concernant l'agression qui se serait produite devant le collège de Sainte-Anne (Saint-Benoît), le vendredi 28 août 2026, le représentant légal du mineur, qui aurait été agressé, nous a adressé le droit de réponse suivant. (Photo : Richard Bouhet/www.imazpress.com)
Madame, Monsieur la Rédaction,
Je vous contacte en qualité de représentant légal de l'élève mineur de 4ème concerné par votre récent article relayant les déclarations des services académiques.
Si la liberté d'information et le relais des communiqués institutionnels relèvent de votre travail journalistique, la qualification de « fake news » ou de simple « différend » présente une vision unilatérale de l'affaire qui porte directement atteinte à la dignité et aux droits fondamentaux d'un élève mineur.
Je souhaite apporter à votre rédaction les précisions factuelles et juridiques suivantes :
Une procédure judiciaire est activement en cours : Une plainte pénale a été régulièrement enregistrée et transmise au Procureur de la République près le Tribunal Judiciaire de Saint-Denis.
Exclusivité de la qualification pénale :
En application des principes cardinaux du droit pénal français, seuls les services de Gendarmerie et l'autorité judiciaire sont légalement habilités à mener l'enquête, qualifier les faits et déterminer les responsabilités.
Une enquête administrative interne à un établissement ne saurait se substituer à une instruction judiciaire.
Réalité médicale constatée :
Un certificat médical légalement établi le 29 août 2026 atteste de blessures matérielles et a fixé une Incapacité Totale de Travail (ITT) de 4 jours. Ce document médical irréfutable contredit formellement toute tentative de banalisation ou d'invalidation des faits.
Afin de garantir une information objective, mesurée et conforme au respect de la procédure judiciaire en cours, je vous demande de bien vouloir publier cette mise au point et d'ajuster votre article en conséquence, dans le respect strict de l'anonymat de mon fils mineur.
Je vous remercie de prendre en considération cette demande de mise au point au titre de notre Droit de réponse et dans le respect du cadre légal régissant la protection des mineurs et la présomption d'innocence. Je me réserve, si nécessaire, la possibilité de faire valoir l'ensemble de mes droits par les voies légales appropriées.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur la Rédaction, l'expression de mes salutations distinguées.
