Le dock flottant "Titan" a accosté ce dimanche matin 9 novembre 2025 au Port est. Long de 120 mètres et large de 32, ce géant des mers permettra désormais d’assurer, à La Réunion, la maintenance et la réparation de navires de taille moyenne, jusqu’à 110 mètres et 4.600 tonnes, une capacité inédite dans la zone sud de l’océan Indien. (Photos : sly/www.imazpress.com)
Financé à hauteur de 8 millions d’euros, avec le soutien de l’État, de la Région Réunion et de l’Agence française de développement (AFD), le projet représente un investissement total de 24 millions d’euros. Pour Huguette Bello, présidente de Région, cette réalisation concrétise une vision ambitieuse : "Ce dock, initialement prévu en Ukraine, a finalement été acquis d’occasion et entièrement rénové en Afrique du Sud. Il permettra aux navires français de se faire réparer ici, à La Réunion, et non plus à Maurice ou au Cap. C’est un beau travail collectif qui ouvre de véritables perspectives économiques et de formation pour notre île". Écoutez.
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Construit en 2013 en Pologne, le dock a été modernisé pendant neuf mois au Cap, en Afrique du Sud, avant d’être acheminé vers La Réunion sur un navire semi-submersible spécialisé, le Transshelf de Boskalis. Cette arrivée concrétise plusieurs années de travail et de coordination entre les acteurs publics et privés du territoire.
- Un outil au service de la Marine, de la filière pêche et de la formation -
Dénommé "Titan", le dock flottant sera transféré dans les prochains jours vers le port ouest, où il sera exploité par le Grand Port Maritime de La Réunion (GPMDLR). Il deviendra ainsi un outil stratégique pour la Marine nationale, la pêche hauturière et la grande plaisance, tout en ouvrant de nouvelles perspectives économiques et de formation, notamment avec l’ouverture imminente du lycée de la mer.
Pour Julien Dujardin, président du directoire du GPMDLR, l’arrivée du dock marque un tournant pour la souveraineté et l’économie locales. "Grâce à ce dock, nous pourrons désormais accueillir des navires civils, étatiques ou militaires jusqu’à 4.600 tonnes", il explique. "C’est un véritable outil de souveraineté : jusqu’à présent, les frégates de la Marine nationale ou les navires de pêche australe devaient sortir du pays pour être entretenus". Écoutez.
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- Un dock flottant écolo -
Dans une démarche responsable, le dock est classé Installation pour la Protection de l’Environnement (ICPE). Il sera équipé d’un système de traitement des eaux de carénage, de filets anti-spray et d’un éclairage adapté à la faune locale. Son alimentation électrique à quai permettra par ailleurs de réduire les émissions polluantes et les nuisances sonores.
Véritable levier de compétitivité, ce dock flottant doit structurer une filière navale locale et générer près d’une centaine d’emplois directs, consolidant la place de Port Réunion comme plateforme maritime de référence dans le sud-ouest de l’océan Indien. La première opération commerciale est déjà annoncée pour avril 2026.
vg / www.imazpress.com / redac@ipreunion











Et que devient le Titan par gros temps ?
Ambitieux tout ça !
Des idées de grandeur
Occasion refait en Afrique du sud Aih...
La maintenance et l'utilisation d'un dock demande une main d'œuvre des techniciens hautement qualifié dans beaucoup de domaines et aussi une main d'œuvre mal payée pour tout les travaux antifooling peinture
Je m'interroge ...
Et première fois que j'entends un dock écolo une première mondiale ... Comme la route du littoral !
Je voudrais bien voir ça ...
Antifooling peinture poussière nettoyage des cales avec des
résidus huiles gasoil fioul lourd hydraulique etc .... bref
Un cocktail de produits hautement toxiques pour certains surtout les antifoolings très toxiques surtout dans la Marine marchande et pêcheur professionnel
Sans prétention de rien mais plusieurs années de ma vie dans la maintenance l'entretien en chantiers maritimes
Les docks sont des grandes sources de pollution environnementale
Certains
OK, alors on renonce et on laisse l’activité aux chinois et aux indiens ? il faut bien fer des emplois et de la valeur pour financer notre système social bien malade…
premiere operation commerciale : avril 2026. ca ne se bouscule pas . ce n'est pas tout de mettre les bateaux a terre . il faut les hommes pour les réparer et entretenir , à un prix competitif . mais il convient d'etre positif, les subventions permettront probablement de "maintenir à flot" le dock flottant ....