(Actualisé) C'est "une étape majeure" selon la municipalité. Ce jeudi 27 août 2026, la ville de Saint-Denis lance les travaux de réhabilitation de l’ancienne décharge littorale de la Jamaïque. Sur près de 8 hectares et face à un volume estimé à 920.000 m³ de déchets, cette opération vise à sécuriser durablement le site et à mieux protéger le littoral et le milieu marin. Un chantier d’envergure qui bénéficie d’un financement intégral de l’ADEME à hauteur de 9,4 millions d’euros. (Photos : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
"Exploitée jusqu’au début des années 1990, la décharge de la Jamaïque s’inscrit dans l’histoire du territoire et des pratiques de gestion des déchets de l’époque. Comme dans de nombreux territoires littoraux, les pratiques d’hier laissent aujourd’hui des traces. Jusqu’aux années 1970, les déchets étaient fréquemment stockés à proximité du littoral" expliquent les services de la mairie de Saint-Denis.
La maire, Éricka Bareigts, explique : "Aujourd’hui, nous savons. Nous savons combien notre littoral est fragile et combien il est directement exposé aux effets du changement climatique. Nous connaissons les risques liés à la présence de ces déchets, leurs interactions avec les sols, les eaux et le milieu littoral. Et face à l’évolution de notre environnement, nous savons surtout que nous devons agir pour éviter que la situation ne se dégrade". Écoutez.
À cette époque, la décharge de la Jamaïque était située en retrait du trait de côte. Avec le temps, et sous l’effet de l’évolution naturelle du littoral, ce site s’est progressivement rapproché de la mer. Aujourd’hui, la décharge de la Jamaïque s’inscrit dans une nouvelle réalité environnementale, qui appelle une intervention adaptée.
- Préserver durablement le littoral -
Objectifs pour la ville et les services de l'État : préserver durablement le littoral et accompagner les transformations du territoire.
"On est déjà sur une grosse année de travail" lance Richard smith , secrétaire général de la préfecture.
Il ajoute : "le suivi environnemental va se poursuivre dans le temps, pour vérifier comment évolue le site, comment il continue à évoluer, puisque les déchets évidemment pour certains peuvent continuer à bouger. Il faut donc sécuriser le site, notamment en mettant une membrane imperméable au-dessus, il faut que la végétation aussi regagne du terrain une fois que tout ça aura été fait, que le site puisse être réhabilité et qui sait, comme je le disais, avoir un avenir, à la fois le réinsérer dans son environnement, dans le paysage".
Une nouvelle image que les réunionnais verront prendre place au fil du temps. La réhabilitation de la décharge de la Jamaïque s’inscrit dans le cadre du Plan national de résorption des décharges littorales historiques, 2022–2032.
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