Ce vendredi 20 février 2026, la Cour d'assises de Saint-Denis a condamné Abraham Bomela à la réclusion à perpétuité, avec une peine de sûreté de 25 ans, pour deux assassinats, dont celui de sa cousine de 5 ans, le meurtre de sa mère et plusieurs tentatives d'assassinats. Tout au long du procès l'accusé a froidement répété qu'il ne "regrette rien" des faits qui s'étaient produits le 28 octobre 2023 au matin à La Possession et qu'il recommencerait s'il fallait le refaire (Photo rb/www.imazpress.com)
Au bout de cinq jours d'audience et de quatre heures de délibéré, les jurés répondent aux 40 questions de l'ordonnance de mise en accusation.
Ils retiennent l'altération du discernement de l'accusé, mais ils refusent la diminution de peine qui est conforme à celle requise par l'avocate générale, Carmélita Dijoux, vendredi matin.
La Cour a aussi prononcé à l'encontre de l'accusé, Abraham Bomela, un suivi socio-judiciaire de 10 ans avec une peine complémentaire de 5 ans en cas de non-respect de ces obligations.
- Aucuns regrets pour Abraham Bomela -
Tout au long du procès Abraham Bomela a froidement répété qu'il ne "regrette rien" des faits qui s'étaient produits le 28 octobre 2023 au matin à La Possession.
Dans la matinée du drame, Abraham Bomela, alors âgé de 38 ans, avait poignardé sa mère puis la fillette, avant de s’enfuir du domicile familial au volant de sa voiture.
Il avait ensuite entamé un périple dans les rues de la ville. Il avait volontairement percuté plusieurs personnes avec son véhicule.
Après cela, il s'était ensuite réfugié dans une agence bancaire et avait mortellement poignardé un agent d'entretien. Il avait aussi blessé au couteau un gendarme lors de son interpellation.
- Une volonté de tuer assumée -
Lors du procès il a assumé tous les faits et a même revendiqué sa "volonté de tuer".
Parlant de sa cousine de 5 ans il a dit calmement : "je ne l'aimais pas car elle me provoquait pour me rendre pédophile".
Il a ajouté avec le même détachement : "je ne voulais pas passer à l'acte sexuel alors je l'ai tuée. Je préfère être un assassin qu'un pédophile".
Il a déclaré que "très en colère" il a porté des coups de couteau à sa mère qui tentait de s'interposer.
Lorsque la présidente Doriane Tromi lui a demandé pourquoi il n'a pas contenu son déchaînement de violence alors qu'il a "déjà tué (sa) mère et (sa) petite cousine", il a répondu "je sais que j'ai tout perdu, je suis très en colère, j'ai tué ma maman à cause de la petite, avec la colère j'avais envie de tuer tout le monde".
"Dans le monde, il y a pire que moi", a-t-il aussi affirmé.
- "Une véritable dangerosité criminelle" -
L'expert psychiatre interrogé jeudi, a souligné qu'il penche vers une altération du discernement. Cependant, "il reste parfaitement conscient de ses actes".
Le médecin a continué "pour lui, il n'y avait rien d'autre à faire (que tuer – ndlr) et il ne regrette rien. C'est typique du caractère paranoïaque. Il y a une véritable dangerosité criminelle".
Interrogé une dernière fois par la présidente, Abraham Bomela a redit qu'il ne regrette rien.
- "Je suis bien à l'isolement" en prison -
"Je n'ai pas besoin de parler à quelqu'un et encore moins à un médecin. Je suis bien à l'isolement (en prison – ndlr)" a-t-il lancé.
Initialement poursuivi pour trois assassinats et huit tentatives d'assassinat, l'homme a été reconnu coupable de deux assassinats, celui de sa cousine et de l'agent d'entretien, d'un meurtre, celui de sa mère commis sans préméditation et de six tentatives d'assassinat.
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